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mardi, mai 14 2013

ARRET DE CE BLOG !!!

Bonjour, L'auteur de ce blog Philippe Dubaele est décédé le 20 Février 2012 après une maladie aussi terrible que foudroyante, cela explique pourquoi il n'y avait plus de nouveau billet, ni de réponses à ceux qui en attendaient... Aussi, je voulais informer les nombreux lecteurs de ce blog que j'allais bientôt le supprimer, puisque tout évolue si vite dans ce domaine et que personne ne peut continuer ce blog dans ce domaine. Sa compagne,

lundi, novembre 7 2011

GARDES FORESTIERS, L'AME ABATTUE

Gardes forestiers, l’âme abattue

jeudi 3 novembre 2011

Lu sous http://www.liberation.fr/

Devenus « agents patrimoniaux » avec la réforme de l’Office national des forêts, ces hommes de terrain doivent répondre à de lourds objectifs de rentabilité. Depuis cet été, six se sont suicidés. Il dit « ma forêt »cette forêt de Châtenois, près de Vesoul (Haute-Saône), Philippe Berger, 47 ans, la côtoie, l’observe, la préserve depuis plus de vingt-cinq ans. « C’est une belle forêt », dit-il, ses yeux bleus brillant comme ceux d’un enfant. Il prend plaisir à la faire découvrir en ce mois d’octobre où l’automne rouille les chênes, hêtres et châtaigniers et fait valser, en une douce averse, glands et feuilles mêlés. Tout petit déjà, en Haute-Savoie, il passait son temps en forêt, à jouer, à faire des herbiers. Alors le métier de forestier s’est imposé, et s’il n’exerce ses responsabilités syndicales qu’à temps partiel - il est secrétaire général de Snupfen-Solidaires, le syndicat majoritaire de l’Office national des forêts (ONF), c’est pour garder un « pied en forêt ».

FORET EN AUTOMNE

Il montre, sur un chêne, l’encoche qu’il a faite au marteau forestier : elle désigne les arbres à couper. Le martelage est, d’octobre à mars, l’une des grandes tâches du forestier. Il faut savoir éclaircir à bon escient, en gardant les arbres qui assureront la régénération de la forêt, en enlevant ceux qui captent trop de lumière et d’eau. La piste forestière se creuse d’ornières, Philippe Berger s’agace des traces laissées par les tracteurs de débardage. « Un sol tassé comme cela, c’est désolant, il faudra plus de trente ans pour qu’il se refasse ! Et tous ces chênes frottés, écorcés, ils risquent de prendre une maladie. Les débardeurs ont sorti les grumes au plus vite. Si j’avais été là, j’aurais pu l’empêcher, mais on passe de moins en moins de temps en forêt », déplore-t-il.

Coupe claire dans les effectifs

Le sentiment de ne plus pouvoir bien faire son travail, d’avoir perdu le sens d’un métier qui consiste à « transmettre une forêt en bonne santé », c’est, dit-il, l’une des « racines du mal-être ». De la détresse profonde des forestiers, qui a bien du mal à se faire entendre tant, de la ville, on perçoit ce travail comme un havre de paix. Cet été, il y a eu quatre suicides en quelques semaines, en Lozère, Gironde, Haute-Saône et dans l’Allier. En automne, la série noire a repris : le 3 octobre, en Côte-d’Or, un agent forestier de 55 ans, en congé longue maladie depuis un an et demi, s’est donné la mort à son domicile. Le 12, dans le Morbihan, c’est un ouvrier forestier qui s’est tué. Son suicide est le vingt-sixième depuis 2005 au sein de l’établissement public.

Un seul a été officiellement imputé aux conditions de travail : celui du forestier qui, en 2009, dans le Jura, s’est tiré une balle avec son arme de service. « Les causes d’un suicide sont souvent multiples. Mais on ne peut nier la part du travail », se désole Philippe Berger, délivré de l’obligation de réserve par sa fonction syndicale. Pour lui, le malaise vient la réforme de l’ONF engagée depuis 2002, qui s’est traduite par une transformation du métier de forestier et une coupe claire dans les effectifs. L’Office est un établissement public national à caractère industriel et commercial (Epic), sous tutelle des ministères de l’Agriculture et de l’Ecologie, dont le conseil d’administration est présidé par l’ex-ministre Hervé Gaymard. Il est chargé de gérer les forêts publiques - domaniales (Etat) et communales -, soit 4,6 millions d’hectares et 27% de la surface boisée en France métropolitaine. En 1986, il employait 15 000 personnes ; en 2002, 12 000 ; aujourd’hui, 9 500. Et les effectifs n’ont pas fini de fondre : 700 postes seront supprimés dans les cinq ans à venir, au nom du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Entre 2002 et 2016, l’ONF aura perdu 20% de ses salariés. Conséquence : « Depuis dix ans, la taille du triage - la portion de forêt confiée à un agent - n’a cessé de croître, s’insurge Philippe Berger, pour atteindre en moyenne aujourd’hui 1 500 hectares. »

La charge de travail s’alourdit, le vocabulaire mute : depuis 2002, le garde forestier est devenu un « agent patrimonial ». Un terme qui sent le col blanc et dans lequel Gilles Quentin, 61 ans, « fils de forestier » entré à l’ONF en 1975, ne se reconnaît pas. Pull vert sapin, cheveux et barbe longs, il souffre d’être happé par des tâches administratives plutôt qu’au travail dans « sa » forêt de Vierzon (Cher). « On ne choisit pas ce métier par hasard. On veut être en forêt, on aime y être seul. Mais aujourd’hui, s’il y a une invasion de chenilles ou de champignons au fond de la parcelle, on passera à côté parce qu’on n’a plus le temps d’y aller ! Et on abandonne des missions pourtant prévues par le code forestier, comme le travail de police, l’accueil du public. »

Et puis, il y a cette « démarche qualité » issue de la réforme, « une usine à gaz qui nous prend un temps colossal, dénonce Gilles Quentin. Les tâches ont été répertoriées, standardisées et, maintenant, il faut décrire tout ce qu’on fait, puis le transmettre à des gens qui vont faire de beaux tableaux Excel ». Il se bat pour garder ce qui, selon lui, fait la pertinence de son métier : la polyvalence et l’autonomie sur un triage. « Nous sommes des gestionnaires de la forêt. Nous assurons la sylviculture - marquage, éclaircies et prélèvements nécessaires à la culture de la forêt sur la durée -, l’exploitation en fonction des objectifs de cubage que le service commercialisation a fixés et la surveillance des travaux des bûcherons et des débardeurs. Nous gérons aussi la flore et la faune, pour la chasse ou la conservation. Par exemple, j’ai des circaètes Jean-le-blanc, des rapaces migrateurs protégés. Alors je ne programme pas d’exploitation autour des nids lorsqu’ils sont là. » Le garde forestier est aussi l’interlocuteur des maires pour les forêts communales. « Nous leur proposons un plan d’aménagement, avec planification des travaux. Les communes reversent 12% en frais de garderie à l’ONF sur les ventes des bois. » Une approche globale qui assure, selon Gilles Quentin, l’équilibre entre protection, production et fonction sociale de la forêt. « Or, la réforme a saucissonné le travail, spécialisé les gardes forestiers. L’Office a été scindé en services aux intérêts contradictoires, entre protection de la forêt et commercialisation des bois. Du coup, on se croise sur les parcelles, mais on ne se parle plus. »

FORET AMAZONIENNE

« Usine à bois »

Gilles Quentin ne supporte pas de voir la forêt transformée en « usine à bois à rentabilité immédiate » pour l’ONF. « La seule chose qu’on nous demande en fin d’année, c’est le cubage sorti de la forêt ! Les besoins d’argent sont tels qu’on nous fixe des objectifs de prélèvement incompatibles avec les capacités de la forêt. On prélève à l’excès, parfois le double de ce qui était prévu dans le plan d’aménagement. Et on nous incite à proposer aux communes plus de travaux, plus d’exploitation, juste pour faire de l’argent. C’est une gestion à court terme alors que le forestier cultive la forêt pour le très long terme : cent vingt ans pour les résineux, deux cents ans pour les chênes. »

Il veut montrer cette parcelle dont la vue lui fend le cœur. Une trouée de 500 hectares, un cimetière de grumes blancs, épars entre les hautes fougères et la sableuse terre solognote. « Tous les arbres de qualité ont été prélevés en priorité, puis ceux de qualité moindre. Ne restent que les grumes des arbres mal conformés, qui n’ont pas de valeur, sinon comme bois de chauffage. Alors qu’on doit faire exactement l’inverse pour assurer la régénération ! peste-t-il. Enlever d’abord le sous-étage, les petits arbres (hêtre, charme, châtaignier), puis pratiquer une coupe d’ensemencement : on conserve les plus beaux arbres, bien répartis, pour avoir de meilleures semences, on enlève les arbres mal conformés. Là, on a privilégié le profit rapide sans se soucier du futur ! Ces fougères et ces graminées forment un tel feutrage au sol qu’on ne pourra plus ni ressemer ni replanter en chênes ! » La parcelle sera probablement reboisée en résineux, très demandés avec la mode des maisons en bois. « Ici, ce sera des pins maritimes. Le problème avec cette monoculture, c’est qu’on augmente le risque d’incendie. Et, si une maladie se développe, il faudra tout couper ! »

A Vesoul, Philippe Berger peste lui aussi : « On a l’impression que désormais c’est à la forêt de s’adapter à l’industrie ! Les scieries exigent des diamètres de 40/45 cm pour leurs machines et refusent les gros arbres. Alors on coupe les arbres trop tôt, avant qu’ils aient atteint leur terme physiologique ! » Crève-cœur pour un forestier.

Audit socio-organisationnel

Après les tempêtes de décembre 1999, une enquête Ipsos sur le climat social à l’ONF révélait déjà, en 2005, inquiétude, stress, malaise et tendance au repli sur soi. « Mais, à l’époque, la direction n’a rien fait », déplore Philippe Berger. A l’inverse, dès son arrivée, en novembre 2010, le directeur général de l’établissement, Pascal Viné, a reconnu l’existence de ce mal-être, qu’il attribue lui aussi à la perte de repères engendrée par la réforme. Il tente d’enrayer la spirale. Cet été, il a mis en place « un plan de proximité » pour « lutter contre l’isolement des agents patrimoniaux, les plus fragilisés ». Le nombre d’assistantes sociales a été doublé pour passer à vingt, trois médecins du travail ont été recrutés, et un numéro vert, confidentiel et accessible en permanence, a été mis en place. Mais « quatre des agents qui se sont suicidés récemment étaient déjà suivis par les services sociaux », s’inquiète Pascal Viné. Un audit socio-organisationnel doit commencer sous peu. En attendant ses conclusions, le directeur veut « alléger les procédures » trop technocratiques et « faire évoluer le management pour que les problèmes de terrain remontent jusqu’à la direction ».

En revanche, pas question de revenir sur le fond d’une réforme jugée nécessaire à la « rationalisation » de l’Office, qui peine à boucler son budget. « Nous sommes un établissement public dont 95% des recettes proviennent de l’activité commerciale, et à peine 5% de subventions. Le problème, c’est que depuis plus de quinze ans les cours du bois s’effondrent. Or, c’est le bois qui paie la multifonctionnalité de la forêt. » Pascal Viné va demander à chaque territoire de définir des priorités parmi les missions de l’ONF - production, accueil du public, protection du territoire (dunes littorales, terrains érodables en montagne), protection des milieux naturels, police forestière. « On ne gère pas la forêt méditerranéenne comme les forêts de production de l’Est de la France », explique-t-il.

A la satisfaction des forestiers, les objectifs de prélèvement ont été revus à la baisse. Le contrat Etat-ONF pour 2012-2016 prévoit une récolte presque stable pour la forêt domaniale et une hausse d’un million de mètres cubes pour la communale. Mais aussi une progression de 25% par an du chiffre d’affaires de la production de bois de chauffage, pour répondre aux objectifs du Grenelle de l’environnement. La forêt est en mutation, écartelée entre son rôle d’écosystème et la mobilisation du gisement de bois décidée par le gouvernement. Et ses gardiens souffrent.

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dimanche, mars 13 2011

LUTTE CONTRE LE BOIS ILLEGAL : LA LOI EUROPEENNE QUI VA ASSAINIR LA FILIERE ?

Le conseil des ministres de l’Europe vient d’entériner l’adoption officielle du texte de loi visant à lutter contre le commerce de bois illégal en Europe. Pour France Nature Environnement, cette loi constitue un réel progrès. Bilan sur les points positifs et les aspects à améliorer.

Le pillage des pays tropicaux ou « en développement »

FORET AMAZONIENNEL'organisation des Nations Unies (ONU) estime que 20 à 40% de la production mondiale de bois est issue de coupes illégales, ce qui représente un flux de 350 à 650 Millions de m3 de bois illégal par an. Les pertes de recettes fiscales pour les pays tropicaux sont estimées à 100 milliards d’euros par la Banque Mondiale. A l’heure où l’Union Européenne demande à ses membres de fournir des efforts pour l’aide au développement, l’importation non contrôlée de bois par ces mêmes États pèse sur l’économie des pays tropicaux.

Un dispositif contre le bois illégal discuté depuis 2003

Depuis le démarrage de son plan d’action de lutte contre le bois illégal, adopté en 2003, l’Europe travaille sur un texte obligeant les acteurs de la filière bois (importateurs, exploitants, commerciaux de la filière bois) à identifier et mettre sur le marché uniquement du bois légal. Le parlement a renforcé ses positions grâce aux conseils des ONG en juillet dernier. Le conseil vient d’adopter officiellement cette loi avec une majorité atteinte, 2 abstentions du Portugal et de la République Tchèque et un vote contre de la Suède. Cette loi entrera en vigueur 27 mois après sa publication officielle, soit en janvier 2013.

Un progrès réel contre un fléau non maîtrisé

Jusqu’à présent, aucune loi nationale ou système en Europe, ne permet de se prémunir contre la commercialisation de bois illégal. Les douanes n’ont aucun outil pour savoir si le bois importé des pays tropicaux est légal ou non. De même, les systèmes de certification des forêts (PEFC et FSC) ne se préoccupent pas de garantir la légalité du bois. Cette loi, et plus globalement le plan d’action FLEGT, permet enfin la mise en place d’un système robuste de lutte contre le bois illégal chapeauté par l’Union Européenne.

« Le commerce illégal de bois représente un moteur non-négligeable de déforestation dans les pays en développement. Par cette loi, l’Europe exprime sa volonté de faire cesser sa contribution à ce fléau en repensant toute la filière bois en Europe » explique Églantine Goux, chargée de mission forêt internationale à France Nature Environnement.

Sébastien Genest, vice président de France Nature Environnement, « espère que le signal positif de l’Europe pour mettre fin au bois illégal sera suivi d’engagements forts de sa part dans les instances de l’ONU sur les changements climatiques et la déforestation. »

Un grand pas pour les forêts mais des points à améliorer

Dans ce texte, certains types de produits papiers (revues, livres et autres supports écrits) ne sont pas encore pris en compte, sous la pression des éditeurs européens. De plus, les meubles et ouvrages de décoration ou précieux en bois sont aussi exemptés de prouver la légalité. Pour Bruno Genty, Président de France Nature Environnement, «La loi de lutte contre le bois illégal devrait prendre en compte tous les produits issus de bois afin de ne pas laisser la place aux dérives possible de cette loi ».

L’Europe s’est donnée une période de 3 à 4 ans pour réviser la liste des produits concernés. FNE souhaite que la France s’engage pour que cette liste prenne en compte tous les produits issus du bois et qu’on en finisse une bonne fois avec le trafic de bois illégal, dont l’Europe est l’un des acteurs principaux.

Communiqué de France Nature Environnement Octobre 2010

(1) Pour plus d’information voir: /fr/themes/sub-category.html?cid=184

Remarque CLIMATERRA:

La France importe énormément de bois tropical dont une proportion croissante est d’origine illégale. Une étude du WWF britannique de 2005* montre que 39% des importations françaises de bois tropical étaient issues d’une exploitation illégale des forêts !

En ce qui concerne les importations en provenance de l'Amazonie Brésilienne,la France se positionne, parmi les pays européens, comme le premier importateur de bois , avec 34% des importations européennes, devant les Pays Bas 23%, l'Espagne 13%, le Portugal 10%, les autres pays européens se partageant les 20% restants.

La France s’alimente fortement dans des pays connus pour leurs fortes exportations de bois illégal , comme le Brésil où elle atteindrait 47% du bois exploité. Au Cameroun ce taux atteint 50%, en Indonésie 73%,.

Le WWF a mené une campagne d’information en 2006 pour sensibiliser les distributeurs et le public aux essences d’arbres menacées mais les pratiques n’ont pas beaucoup évolué. Responsables, les pratiques de grand import de la distribution ou de la VPC, trop peu regardantes à l’origine de leurs achats.

Pillage et gaspillage en Amazonie

En Amazonie, le pillage de la forêt s’étend. Avec un énorme gaspillage puisque 58% du bois coupé illégalement seraient perdus et arriveraient, inexploitables sur le marché, en tant que Bois d'œuvre ou Bois d'industrie . Ils finissent en poussière, sciure, déchets, en chutes inutilisables, autrement que sous forme de bois énergie.

Il est temps que nous prenions conscience qu'au regard des émissions de CO2, ce bois ne peut être considéré comme "vertueux" au même titre que le bois issu de forêts dont la gestion durable est établie. Cette source de Bois Énergie est tout au contraire fortement émettrice de CO2 et les émissions de gaz à effet de serre liées à sa combustion doivent être comptabilisées avec des facteurs d'émissions mesurés à l'aune de leur impact réel sur le réchauffement climatique.

Il est significatif que dans sa version V 6.1 du Bilan Carbone®, l'ADEME dans le guide des facteurs d'émissions attaché à la méthode indique que:

"Il y a cependant deux cas de figure dans lequel il faut tenir compte des émissions lors de la combustion de biomasse ou de bio combustibles qui en sont dérivés :

- quand cette biomasse n’est pas replantée (cas de figure fréquent dans tous les pays tropicaux où la déforestation est pour partie liée au prélèvement de bois de feu).

- quand la culture annuelle - ou même permanente - prend place sur une parcelle qui vient d’être déforestée. Ce deuxième cas de figure se rencontre dans les pays où le couvert forestier diminue (Brésil, Indonésie, etc) et pour des cultures pouvant être utilisés pour énergétique comme la canne à sucre ou l’huile de palme,

Dans le premier des cas de figure ci-dessus, les émissions de CO2 sont incluses dans l’inventaire d’émissions. Il faut tenir compte à la fois du carbone contenu dans la biomasse brûlée, et de la perte de carbone du sol qui suivra la déforestation, ce qui en pratique consiste à rajouter 20 à 50% de supplément aux émissions de combustion."

L'UTILISATION DE CES BOIS CONTRIBUE A LA DÉFORESTATION MONDIALE QUE CE SOIT EN BOIS D'ŒUVRE, COMME EN BOIS ÉNERGIE. RAPPELONS QUE LA DÉFORESTATION EST UNE DES PRINCIPALES SOURCES D'ÉMISSIONS DE GAZ A EFFET DE SERRE AVEC PRES DE 30% DES ÉMISSIONS MONDIALES.

Philippe Dubaele

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vendredi, février 25 2011

LA COMMUNAUTE URBAINE DE DUNKERQUE, GrDF ET LE KIT DE MAITRISE DES CONSOMMATIONS D'EQUITIA

C'est un protocole unique en France qui a été signé, mercredi dernier, entre la CUD et GrDF, au Kursaal de Dunkerque. Franck Dubaele de l'agence Equitia, Louardi Boughedada vice-président de la CUD chargé des questions relatives à l'énergie dans le cadre du développement durable, et Philippe Lobert, directeur territorial nord chez GrDF, ont en effet signé une convention qui vise à maîtriser les consommations de gaz.

A KIT

QUEL EST LE PRINCIPE ?

Chacun de son côté, la communauté urbaine de Dunkerque et GrDF (Gaz réseau distribution en France), le concessionnaire du réseau de gaz qui a en charge les réseaux de la CUD, travaillent dans un souci « d'utilisation rationnelle de l'énergie. » C'est donc tout naturellement qu'ils ont signé ce protocole visant une meilleure maîtrise des consommations d'énergies en général et du gaz en particulier. Le principe est simple : prendre en compte les performances énergétiques de chaque foyer et permettre de baisser la facturation des clients.

« C'est une action qui s'appuie sur Reflex’ énergie dans lequel GrDF s'inscrit pleinement », précise le vice-président de la CUD.

QUI EST CONCERNE ?

Cette convention cible sur un territoire, les personnes vulnérables énergétiquement, les personnes qui utilisent d'autres énergies pour se chauffer (pétrole, fioul, électricité...) et des foyers où il y a de la déperdition d'énergie. « L'objectif est aussi de les encourager à passer au gaz et à réduire leurs factures, explique Philippe Lobert, directeur territorial nord chez GrDF. Le chauffage à l'électricité met des familles dans des difficultés financières... Le but est aussi, malgré la hausse des tarifs du gaz, de maintenir sa facture au même montant, en utilisant moins d'énergie. » En fonction des résultats obtenus, ce dispositif qui cible les propriétaires de maisons, pourrait être étendu à l'ensemble des particuliers propriétaires d'un logement individuel de l'agglomération dunkerquoise.

COMMENT CELA VA-T-IL S’APPLIQUER ?

Ce protocole sera appliqué à travers plusieurs initiatives : kit de suivi des consommations élaboré par la société Equitia, conseils de GrDF pour des solutions énergétiques performantes, mode de sensibilisation et d'accompagnement. Cette initiative doit durer trois ans. Equitia sera chargée d'accompagner les utilisateurs. « Ma méthodologie sera basée en plusieurs étapes, explique Franck Dubaele d'Equitia.

Les propriétaires seront accompagnés humainement par des formateurs du territoire afin de mettre en place des bonnes pratiques. Les économies d'énergie, c'est un combat de tous les jours ! Ensuite, des jeux pédagogiques destinés à toute la famille permettront de sensibiliser tout en jouant avec le "Jeu de l'watt", des quiz ou des fiches de connaissances. Enfin, un logiciel permettra à la famille de suivre ses consommations en gaz, mais aussi en eau froide, eau chaude, en électricité ! Ce logiciel permettra de voir les factures à venir et de voir les économies réalisées. »

QUELLES SONT LES ALTERNATIVES ?

Le but de ce protocole, c'est aussi d'amener les foyers vers des solutions économiques comme les chaudières électrogènes, une meilleure isolation, ou le recours aux énergies solaires.

QUELLE EST LA PARTICULARITÉ DE CETTE CONVENTION ?

Unique en France, ce « dispositif d'éducation populaire », implique un concessionnaire privé (GrDF) dans une baisse de la consommation de citoyens lambda. L'intérêt ne semble pas logique. Philippe Lobert s'en explique : « Nous avons une vision patrimoniale du gaz collectif. Nous visons moins de consommations pour les usagers mais plus de clients sur le réseau pour optimiser le réseau. » « Si les clients n'arrivent pas à payer leurs factures, ce n'est bon pour personne », lance un intervenant.

QUELLE EST LA PROCHAINE ÉTAPE ?

Première pierre du projet, cette signature de convention va se poursuivre avec l'identification des quartiers. C'est au sein des structures de quartier (maison de quartier, associations, etc...) que les personnes concernées seront d'ailleurs contactées. « On va cribler la population à travers plusieurs critères pour arriver à des identifications très fines », précise Louardi Boughedada. La participation à ce projet qui s'inscrit dans « un comportement citoyen collectif sur le territoire » n'est pas obligatoire. « On aide les gens à se prendre en main », résument les intervenants. Mais l'économie à réaliser est tendance. - 10 à 15 % de facture en moins, un taux qui passe à - 30 % avec une nouvelle chaudière et - 45 à - 50 % avec chaudière et système solaire.

Source : Le Phare Dunkerquois du 9 février 2011

POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE KIT DE MAITRISE DES CONSOMMATIONS

www.kitdemaitrisedesconsommations.com

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lundi, janvier 17 2011

A STOCKHOLM LA RÉCUPÉRATION DE LA CHALEUR HUMAINE DE LA GARE PERMET DE CHAUFFER UN IMMEUBLE !!

Chaque jour, des centaines de milliers de personnes se déplacent à l'intérieur de la gare de Stockholm, capitale de la Suède. Des milliers de personnes dont l'activité engendre une chaleur importante, et permettent de chauffer l'immeuble voisin de la gare !

ENERGIE CONSOMMEE PAR HABITANTDes ingénieurs suédois ont eu l'idée de récupérer la chaleur produite par l'intense activité humaine de la gare de Stockholm, pour l'offrir au bâtiment voisin. Grâce à ce système, la facture énergétique de cet immeuble a pu diminuer de 25%, rapporte 20minutes.fr.

Pour mettre au point cette technique à la fois écologique et économique, un système d'échangeurs de chaleur a été ajouté au système de ventilation de la gare. La chaleur est ainsi captée et permet de chauffer un ballon d'eau. Cette eau chaude est alors transférée vers l'immeuble situé près de la gare, où le chauffage circule dans les murs.

Grâce à ce système, non seulement les habitants de l'immeuble ont vu leur facture énergétique sensiblement diminuer, mais la gare a enfin réussi à réguler sa chaleur. Les quelque 250.000 personnes qui passent tous les jours dans le hall engendrent une température très élevée sous l'immense verrière qui surplombe la gare. Même en hiver, le thermomètre pouvait ainsi atteindre près de 35°C.

Achevée en 2010, cette installation n'aurait coûté que 21.000 euros.

Source Maxi Sciences 15 janvier 2010

Remarque : Voici une idée qui semble relativement facile à mettre en œuvre dans de nombreuses villes. Une fois de plus les idées les plus simples, sans qu’il y ait besoin de développer des solutions technologiques complexes et coûteuses, se révèlent payantes, à très court terme en matière d’économies d’énergie et d’émissions de gaz à effet de serre.

Espérons que cette piste qui apparaît prometteuse sera étudiée de plus près et empruntée à chaque fois qu’elle sera réalisable dans de nombreuses autres villes. Il est temps de nous préoccuper sérieusement de réduire nos consommations énergétiques, une des règles européennes des 3x20, à mettre en œuvre d’ici 2020 qui à mon sens, mobilise le moins les « énergies » de nos édiles, c’est en tout cas ce qui transparait dans les inquiétudes à ce sujet manifestées par la commission européenne et son président.

La mise en place à marche forcée de 20% d’énergies renouvelables d’ici 2020 est certes plus spectaculaire, mais les impacts environnementaux réels ont-ils été toujours évalués avec précision ? Tout le monde n’est pas d’accord sur le sujet et il se pourrait bien que d’ici quelques temps on s’aperçoive que, non ou mal maîtrisé le remède puisse être, dans certains cas pire que le mal.

Rappelons cette règle de base !! La meilleure des énergies est celle que l’on ne consomme pas et travaillons à la maîtrise et à la réduction de nos consommations énergétiques en priorité.

Philippe Dubaele

A LIRE SUR LE MÊME SUJET

http://www.lasuededurable.com/gare-de-stockholm-gare-au-chaud-et-froid-ecolo.html

http://www.lemoniteur.fr/135-planete/article/insolite/520182-les-passagers-de-la-gare-de-stockholm-utilises-pour-chauffer-un-batiment

http://www.cheminots.net/forum/index.php?/topic/27391-a-stockholm-la-chaleur-humaine-de-la-gare-permet-de-chauffer-un-immeuble/

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