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DEVELOPPEMENT DURABLE

SOURCE WIKIPEDIA: Le développement durable (ou développement soutenable, anglicisme tiré de Sustainable development) est une nouvelle conception de l'intérêt public, appliqué à la croissance et reconsidéré à l'échelle mondiale afin de prendre en compte les aspects écologiques et culturels généraux de la planète. Il s'agit, selon la définition proposée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement dans le Rapport Brundtland[1] :« Un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. »

Il s’agit, en s’appuyant sur des valeurs (responsabilité, participation et partage[2], principe de précaution, débat[3], innovation[4], …) d’affirmer une approche double :

  • Dans le temps : nous avons le droit d’utiliser les ressources de la Terre mais le devoir d’en assurer la pérennité pour les générations à venir ;
  • Dans l’espace : chaque terrien a le même droit aux ressources de la Terre.

Le développement durable s’est construit comme une réponse des institutions et des entreprises aux préoccupations de la société civile et de certaines organisations non gouvernementales, relatives aux impacts environnementaux et sociaux de l’activité des principaux agents économiques sur leurs parties prenantes.[5]

Tous les secteurs d'activité sont concernés par le développement durable : l'agriculture, l'industrie, mais aussi les services qui, contrairement à une opinion quelquefois répandue, ne sont pas immatériels.

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lundi, novembre 7 2011

GARDES FORESTIERS, L'AME ABATTUE

Gardes forestiers, l’âme abattue

jeudi 3 novembre 2011

Lu sous http://www.liberation.fr/

Devenus « agents patrimoniaux » avec la réforme de l’Office national des forêts, ces hommes de terrain doivent répondre à de lourds objectifs de rentabilité. Depuis cet été, six se sont suicidés. Il dit « ma forêt »cette forêt de Châtenois, près de Vesoul (Haute-Saône), Philippe Berger, 47 ans, la côtoie, l’observe, la préserve depuis plus de vingt-cinq ans. « C’est une belle forêt », dit-il, ses yeux bleus brillant comme ceux d’un enfant. Il prend plaisir à la faire découvrir en ce mois d’octobre où l’automne rouille les chênes, hêtres et châtaigniers et fait valser, en une douce averse, glands et feuilles mêlés. Tout petit déjà, en Haute-Savoie, il passait son temps en forêt, à jouer, à faire des herbiers. Alors le métier de forestier s’est imposé, et s’il n’exerce ses responsabilités syndicales qu’à temps partiel - il est secrétaire général de Snupfen-Solidaires, le syndicat majoritaire de l’Office national des forêts (ONF), c’est pour garder un « pied en forêt ».

FORET EN AUTOMNE

Il montre, sur un chêne, l’encoche qu’il a faite au marteau forestier : elle désigne les arbres à couper. Le martelage est, d’octobre à mars, l’une des grandes tâches du forestier. Il faut savoir éclaircir à bon escient, en gardant les arbres qui assureront la régénération de la forêt, en enlevant ceux qui captent trop de lumière et d’eau. La piste forestière se creuse d’ornières, Philippe Berger s’agace des traces laissées par les tracteurs de débardage. « Un sol tassé comme cela, c’est désolant, il faudra plus de trente ans pour qu’il se refasse ! Et tous ces chênes frottés, écorcés, ils risquent de prendre une maladie. Les débardeurs ont sorti les grumes au plus vite. Si j’avais été là, j’aurais pu l’empêcher, mais on passe de moins en moins de temps en forêt », déplore-t-il.

Coupe claire dans les effectifs

Le sentiment de ne plus pouvoir bien faire son travail, d’avoir perdu le sens d’un métier qui consiste à « transmettre une forêt en bonne santé », c’est, dit-il, l’une des « racines du mal-être ». De la détresse profonde des forestiers, qui a bien du mal à se faire entendre tant, de la ville, on perçoit ce travail comme un havre de paix. Cet été, il y a eu quatre suicides en quelques semaines, en Lozère, Gironde, Haute-Saône et dans l’Allier. En automne, la série noire a repris : le 3 octobre, en Côte-d’Or, un agent forestier de 55 ans, en congé longue maladie depuis un an et demi, s’est donné la mort à son domicile. Le 12, dans le Morbihan, c’est un ouvrier forestier qui s’est tué. Son suicide est le vingt-sixième depuis 2005 au sein de l’établissement public.

Un seul a été officiellement imputé aux conditions de travail : celui du forestier qui, en 2009, dans le Jura, s’est tiré une balle avec son arme de service. « Les causes d’un suicide sont souvent multiples. Mais on ne peut nier la part du travail », se désole Philippe Berger, délivré de l’obligation de réserve par sa fonction syndicale. Pour lui, le malaise vient la réforme de l’ONF engagée depuis 2002, qui s’est traduite par une transformation du métier de forestier et une coupe claire dans les effectifs. L’Office est un établissement public national à caractère industriel et commercial (Epic), sous tutelle des ministères de l’Agriculture et de l’Ecologie, dont le conseil d’administration est présidé par l’ex-ministre Hervé Gaymard. Il est chargé de gérer les forêts publiques - domaniales (Etat) et communales -, soit 4,6 millions d’hectares et 27% de la surface boisée en France métropolitaine. En 1986, il employait 15 000 personnes ; en 2002, 12 000 ; aujourd’hui, 9 500. Et les effectifs n’ont pas fini de fondre : 700 postes seront supprimés dans les cinq ans à venir, au nom du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Entre 2002 et 2016, l’ONF aura perdu 20% de ses salariés. Conséquence : « Depuis dix ans, la taille du triage - la portion de forêt confiée à un agent - n’a cessé de croître, s’insurge Philippe Berger, pour atteindre en moyenne aujourd’hui 1 500 hectares. »

La charge de travail s’alourdit, le vocabulaire mute : depuis 2002, le garde forestier est devenu un « agent patrimonial ». Un terme qui sent le col blanc et dans lequel Gilles Quentin, 61 ans, « fils de forestier » entré à l’ONF en 1975, ne se reconnaît pas. Pull vert sapin, cheveux et barbe longs, il souffre d’être happé par des tâches administratives plutôt qu’au travail dans « sa » forêt de Vierzon (Cher). « On ne choisit pas ce métier par hasard. On veut être en forêt, on aime y être seul. Mais aujourd’hui, s’il y a une invasion de chenilles ou de champignons au fond de la parcelle, on passera à côté parce qu’on n’a plus le temps d’y aller ! Et on abandonne des missions pourtant prévues par le code forestier, comme le travail de police, l’accueil du public. »

Et puis, il y a cette « démarche qualité » issue de la réforme, « une usine à gaz qui nous prend un temps colossal, dénonce Gilles Quentin. Les tâches ont été répertoriées, standardisées et, maintenant, il faut décrire tout ce qu’on fait, puis le transmettre à des gens qui vont faire de beaux tableaux Excel ». Il se bat pour garder ce qui, selon lui, fait la pertinence de son métier : la polyvalence et l’autonomie sur un triage. « Nous sommes des gestionnaires de la forêt. Nous assurons la sylviculture - marquage, éclaircies et prélèvements nécessaires à la culture de la forêt sur la durée -, l’exploitation en fonction des objectifs de cubage que le service commercialisation a fixés et la surveillance des travaux des bûcherons et des débardeurs. Nous gérons aussi la flore et la faune, pour la chasse ou la conservation. Par exemple, j’ai des circaètes Jean-le-blanc, des rapaces migrateurs protégés. Alors je ne programme pas d’exploitation autour des nids lorsqu’ils sont là. » Le garde forestier est aussi l’interlocuteur des maires pour les forêts communales. « Nous leur proposons un plan d’aménagement, avec planification des travaux. Les communes reversent 12% en frais de garderie à l’ONF sur les ventes des bois. » Une approche globale qui assure, selon Gilles Quentin, l’équilibre entre protection, production et fonction sociale de la forêt. « Or, la réforme a saucissonné le travail, spécialisé les gardes forestiers. L’Office a été scindé en services aux intérêts contradictoires, entre protection de la forêt et commercialisation des bois. Du coup, on se croise sur les parcelles, mais on ne se parle plus. »

FORET AMAZONIENNE

« Usine à bois »

Gilles Quentin ne supporte pas de voir la forêt transformée en « usine à bois à rentabilité immédiate » pour l’ONF. « La seule chose qu’on nous demande en fin d’année, c’est le cubage sorti de la forêt ! Les besoins d’argent sont tels qu’on nous fixe des objectifs de prélèvement incompatibles avec les capacités de la forêt. On prélève à l’excès, parfois le double de ce qui était prévu dans le plan d’aménagement. Et on nous incite à proposer aux communes plus de travaux, plus d’exploitation, juste pour faire de l’argent. C’est une gestion à court terme alors que le forestier cultive la forêt pour le très long terme : cent vingt ans pour les résineux, deux cents ans pour les chênes. »

Il veut montrer cette parcelle dont la vue lui fend le cœur. Une trouée de 500 hectares, un cimetière de grumes blancs, épars entre les hautes fougères et la sableuse terre solognote. « Tous les arbres de qualité ont été prélevés en priorité, puis ceux de qualité moindre. Ne restent que les grumes des arbres mal conformés, qui n’ont pas de valeur, sinon comme bois de chauffage. Alors qu’on doit faire exactement l’inverse pour assurer la régénération ! peste-t-il. Enlever d’abord le sous-étage, les petits arbres (hêtre, charme, châtaignier), puis pratiquer une coupe d’ensemencement : on conserve les plus beaux arbres, bien répartis, pour avoir de meilleures semences, on enlève les arbres mal conformés. Là, on a privilégié le profit rapide sans se soucier du futur ! Ces fougères et ces graminées forment un tel feutrage au sol qu’on ne pourra plus ni ressemer ni replanter en chênes ! » La parcelle sera probablement reboisée en résineux, très demandés avec la mode des maisons en bois. « Ici, ce sera des pins maritimes. Le problème avec cette monoculture, c’est qu’on augmente le risque d’incendie. Et, si une maladie se développe, il faudra tout couper ! »

A Vesoul, Philippe Berger peste lui aussi : « On a l’impression que désormais c’est à la forêt de s’adapter à l’industrie ! Les scieries exigent des diamètres de 40/45 cm pour leurs machines et refusent les gros arbres. Alors on coupe les arbres trop tôt, avant qu’ils aient atteint leur terme physiologique ! » Crève-cœur pour un forestier.

Audit socio-organisationnel

Après les tempêtes de décembre 1999, une enquête Ipsos sur le climat social à l’ONF révélait déjà, en 2005, inquiétude, stress, malaise et tendance au repli sur soi. « Mais, à l’époque, la direction n’a rien fait », déplore Philippe Berger. A l’inverse, dès son arrivée, en novembre 2010, le directeur général de l’établissement, Pascal Viné, a reconnu l’existence de ce mal-être, qu’il attribue lui aussi à la perte de repères engendrée par la réforme. Il tente d’enrayer la spirale. Cet été, il a mis en place « un plan de proximité » pour « lutter contre l’isolement des agents patrimoniaux, les plus fragilisés ». Le nombre d’assistantes sociales a été doublé pour passer à vingt, trois médecins du travail ont été recrutés, et un numéro vert, confidentiel et accessible en permanence, a été mis en place. Mais « quatre des agents qui se sont suicidés récemment étaient déjà suivis par les services sociaux », s’inquiète Pascal Viné. Un audit socio-organisationnel doit commencer sous peu. En attendant ses conclusions, le directeur veut « alléger les procédures » trop technocratiques et « faire évoluer le management pour que les problèmes de terrain remontent jusqu’à la direction ».

En revanche, pas question de revenir sur le fond d’une réforme jugée nécessaire à la « rationalisation » de l’Office, qui peine à boucler son budget. « Nous sommes un établissement public dont 95% des recettes proviennent de l’activité commerciale, et à peine 5% de subventions. Le problème, c’est que depuis plus de quinze ans les cours du bois s’effondrent. Or, c’est le bois qui paie la multifonctionnalité de la forêt. » Pascal Viné va demander à chaque territoire de définir des priorités parmi les missions de l’ONF - production, accueil du public, protection du territoire (dunes littorales, terrains érodables en montagne), protection des milieux naturels, police forestière. « On ne gère pas la forêt méditerranéenne comme les forêts de production de l’Est de la France », explique-t-il.

A la satisfaction des forestiers, les objectifs de prélèvement ont été revus à la baisse. Le contrat Etat-ONF pour 2012-2016 prévoit une récolte presque stable pour la forêt domaniale et une hausse d’un million de mètres cubes pour la communale. Mais aussi une progression de 25% par an du chiffre d’affaires de la production de bois de chauffage, pour répondre aux objectifs du Grenelle de l’environnement. La forêt est en mutation, écartelée entre son rôle d’écosystème et la mobilisation du gisement de bois décidée par le gouvernement. Et ses gardiens souffrent.

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lundi, juin 28 2010

PETITION EUROPEENNE CONTRE LE "SUREMBALLAGE" SOYEZ NOMBREUX A LA SIGNER!!!

Une fois n’est pas coutume, mais j’ai décidé de vous inciter à signer la pétition contre le suremballage lancée par Frédéric Crépin et de retranscrire en totalité l’article paru sur Maxi Sciences à ce sujet

Soyez nombreux à la signer et à contribuer ainsi à réduire de manière significative notre empreinte sur la planète. Nous ne pouvons pas continuer à prôner des comportements vertueux, et ne rien faire pour mettre nos actes en conformité avec nos déclarations.

Signons cette pétition et choisissons d’ores et déjà, dans nos achats des produits dont l’emballage est conforme à cette philosophie.

Philippe Dubaele

DECHETS 2« Europe - Frédéric Crépin, un militaire de 33 ans, a lancé une pétition sur le réseau social Facebook pour convaincre l'Europe de prendre des mesures contre le suremballage.

Après avoir obtenu quelque 129.000 signatures en quelques mois, il lance aujourd'hui une pétition internationale multilingue, visant le million de signatures.

"Nous, citoyens européens et résidents de l’Union européenne, considérons que l’augmentation croissante du suremballage ... est une atteinte au principe de croissance durable respectueuse de l’environnement mentionnée expressément dans le traité sur l’Union Européenne" explique le texte de la pétition publiée sur www.overpacking.eu.

Et d'ajouter : "Nous considérons que la réduction des déchets et la protection de l’environnement nécessitent des mesures limitant le suremballage".

A l'origine de cette pétition contre le suremballage, Frédéric Crépin vise un million de signatures afin de pouvoir saisir le Parlement européen. Le traité européen de Lisbonne, entré en vigueur le 1er décembre dernier, permet en effet aux citoyens des vingt-sept États membres de saisir le Parlement dès lors qu'ils sont au moins un million, dans un tiers des États de l'Union, à s'unir autour d'une même cause.

Évoquant une "démarche citoyenne, apolitique, sans lien avec les ONG", le militaire défenseur de l'environnement a déjà récolté 129.000 signatures depuis janvier dernier grâce à Facebook. Devant ce succès, il a décidé de lancer sur Internet une pétition en six langues (français, anglais, italien, espagnol, portugais et bulgare).

"Si le million de signatures est atteint, la pétition sera transmise à la Commission des pétitions de l'euro-Parlement qui devra vérifier sa validité et qu'il y a bien une lacune dans le droit européen. C'est le cas, j'en suis sûr", assure Pierre-François Morin, un avocat spécialiste du droit de l'environnement qui aide bénévolement Frédéric Crépin à mener à bien son action.

En 2008, les marques de grande distribution se sont engagées à réduire le poids de leurs emballages d'1 kilo par habitant sur cinq ans. Mais après l'adoption de la loi Grenelle II à l'Assemblée nationale, les écologistes déplorent qu'aucune mesure de grande ampleur n'ait encore été prise. »

LIEN DE LA PETITION: www.overpacking.eu.

Source Maxi Sciences Samedi 22 mai 2010-05-23

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jeudi, mars 25 2010

SELON LA FAO, LA DEFORESTATION A RALENTI DANS LE MONDE CES DIX DERNIERES ANNEES

La déforestation a ralenti dans le monde ces dix dernières années même si une surface boisée équivalant au Costa Rica continue à être détruite chaque année, montre un rapport de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) publié jeudi 25 mars 2010.

Selon cette étude portant sur la période 2000-2010, quelque 13 millions d'hectares de forêt ont été rasés chaque année, que ce soit par l'homme ou lors de catastrophes naturelles, contre 16 millions d'hectares par an lors de la précédente décennie.

FORET AMAZONIENNEGrâce aux programmes de plantation mis en place à travers le monde, et notamment en Asie, la perte nette se chiffre à 5,2 millions d'hectares par an entre 2000 et 2010 - soit l'équivalent de la surface du Costa Rica -, contre 8,3 millions d'hectares dans les années 1990.

Les efforts menés contre la déforestation par des pays comme l'Indonésie et le Brésil, qui disposent d'importantes régions boisées, ont aussi aidé à inverser la tendance. "Pour la première fois, nous sommes en mesure de montrer que le taux de déforestation a décru à travers le monde en conséquence des efforts menés à la fois aux niveaux local et international", a déclaré Eduardo Rojas, directeur adjoint du département Forêts à la FAO.

L'organisation estime qu'un renforcement de l'arsenal législatif a aussi permis de réduire les destructions d'arbres. Soixante-six pays ont adopté ou actualisé leur politique concernant la sauvegarde des forêts depuis 2000, nombre d'entre eux confiant la gestion de leurs espaces boisés à des communautés locales.

La proportion des forêts dans les parcs nationaux et autres espaces protégés a progressé de 13%, en hausse de 94 millions d'hectares depuis 1990.

EFFORTS LOUABLES EN CHINE, EN INDE ET AU VIÊTNAM

Aujourd'hui, les forêts couvrent plus de quatre milliards d'hectares, soit 31% de la surface terrestre du globe. Elles renferment 289 gigatonnes de carbone - plus que la totalité de carbone présent dans l'atmosphère.

Mette Loyche Wilkie, coordinatrice de l'évaluation des ressources forestières mondiales, appelle toutefois les gouvernements du monde entier à poursuivre de toute urgence leurs efforts.

Elle prévient que les programmes de reforestation entrepris en Chine, en Inde et au Viêtnam, qui représentent une part importante des gains constatés depuis 2000, s'achèveront en 2020. "Sans intervention de ce type, nous risquons un retour soudain à de forts taux de perte nette des forêts et d'émission de carbone, comme c'était le cas dans les années 1990", dit-elle.

L'Indonésie a fortement réduit son rythme de déforestation, qui est passée de 1,9 million d'hectares par an dans les années 1990 à 0,5 million dans les années 2000. Le Brésil est passé dans le même temps de 2,9 millions d'hectares de forêts détruits par an à 2,6 millions.

L'Amérique du Sud reste toutefois le continent où la déforestation est la plus forte, avec quatre millions d'hectares par an, suivie par l'Afrique (3,4 millions). L'Asie, à l'inverse, a accru sa surface forestière de 2,2 millions d'hectares par an, grâce aux programmes entrepris en Chine, en Inde et au Viêtnam.

En Amérique centrale et du Nord, la surface boisée est restée relativement stable alors qu'elle continue d'augmenter en Europe, à un rythme toutefois moins soutenu que précédemment. L'évaluation des ressources forestières mondiales 2010 est le résultat d'une enquête exhaustive réalisée en cinq ans et portant sur 233 pays et territoires.

Communiqué Agence REUTERS

Remarque CLIMATERRA:

les écosystèmes forestiers séquestrent beaucoup plus de carbone par unité de surface que bien d’autres écosystèmes terrestres et, augmenter les superficies forestières en reboisant, est le meilleur moyen d'augmenter la séquestration du carbone par les forêts.

La réduction des déforestations massives, telles qu'elles étaient pratiquées notamment en Indonésie et au Brésil, est en soi une excellente nouvelle, d'autant que ces déforestations étaient accompagnées de brulis, de tassements des sols par les engins mécaniques, et fréquemment de plantations de palmiers en Indonésie et de canne à sucre au Brésil avec des pratiques culturales liées à l'agriculture intensive et donc génératrices d'émissions de N20, puissant gaz à effet de serre, ayant un pouvoir de réchauffement global près de 300 fois supérieur à celui du CO2.

Enfin n'oublions pas que 60 % du stock de carbone de nos forêts se trouve dans les sols et que cette déforestation massive, accompagnée d'un tassement des sols par les engins mécaniques, s’oppose au bon fonctionnement du sol et limite ainsi le stockage de carbone.

Philippe Dubaele

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lundi, janvier 4 2010

L'ENERGIE ET LES COLLECTIVITES LOCALES: 11 EME ASSISES ENERGIE CLIMAT DES COLLECTIVITES TERRITORIALES A DUNKERQUE: 26,27 ET 28 JANVIER 2010

Le rôle des Collectivités Locales dans le contexte énergétique en pleine évolution est considérable pour les raisons suivantes :

  • Elles sont à la fois productrices, distributrices, incitatrices et consommatrices d’Energie
  • Les élus ont à réfléchir à l’avenir de leur territoire et à le projeter à un horizon suffisamment lointain
  • Leurs choix entraînent des conséquences importantes sur la donne énergétique

ASSISES ENERGIELes décideurs locaux prennent de plus en plus conscience des conséquences énergétiques et environnementales de leurs actes de planification. Parce-qu’il est nécessaire que les villes aient une information suffisamment précise de la situation de leur territoire et qu’elles seront de plus en plus un lieu de responsabilités élargies, les Assises de l’Energie ont lieu en région. Les régions, les villes, le local en général ont retrouvé une légitimité pour parler Energie. Les Assises de l’Energie constituent une étape nouvelle dans les domaines de l’Energie et de l’Environnement.

Les réflexions menées lors de ces rendez-vous permettent de :

  • Parler d’énergie différemment
  • Mieux comprendre les enjeux et les attentes de chacun
  • Identifier les blocages
  • Fixer des objectifs
  • Proposer des éléments de solution autour des différentes dimensions du problème : territoriales, technologiques, sociales, économiques.

Les Assises soulignent et démontrent le rôle fondamental qu’ont à jouer les Collectivités Locales quant à la maîtrise de l’énergie au XXIème siècle. Réfléchir sur les consommations, la distribution, la diversification des énergies et sur l’avenir.

Définir le rôle, l’implication des collectivités locales dans un contexte énergétique en pleine évolution (Lutte contre l’effet de serre, Libéralisation des marchés, Développement des énergies renouvelables). Quel rôle doivent–elles tenir ? Quels sont leurs moyens d’action ?

  • Devenir le rendez-vous annuel incontournable des différents acteurs de l’Energie.
  • Elargir les débats aux autres pays européens. Quels sont les innovations, les projets pilote, les nouvelles tendances en vigueur dans les différents Etats de la Communauté Européenne ?
  • Justifier le choix de Dunkerque par la dimension Européenne de sa plate-forme énergétique tant par sa puissance que par sa diversité (centrale nucléaire, centrale éolienne, réseau de chaleur) et celui de Grenoble pour son expérience de politique locale de l’énergie et de centres de recherche.
  • Anticiper : les décisions d’aujourd’hui auront une répercussion sur demain.
  • Participer avec les Collectivités Locales à mettre en œuvre une politique locale.
  • Faciliter le choix énergétique et environnemental des collectivités par la mise en place d’outils d’aide à la décision.

Pour télécharger le programme des assises régionales de l'énergie http://www.assises-energie.net/fileadmin/documents/PROGRAMME_11ASSISES_version_mail.pdf

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lundi, octobre 5 2009

LE FEU DE BOIS, LES POLLUANTS ATMOSPHERIQUES ET LE CO2

"L’Ademe pointe le feu de bois parmi les gros pourvoyeurs de polluants

juillet 2009 (AFP)

PARIS — Le feu de bois compte parmi les gros pourvoyeurs de polluants, en particulier de particules fines, l’un des principaux facteurs récurrents de pollution de l’air avec les oxydes d’azote, relève l’Ademe dans son bilan annuel sur la qualité de l’air.

FEU DE BOIS"Globalement, l’air que nous respirons aujourd’hui est meilleur qu’il y a deux ou trois ans, sauf pour les niveaux de particules et les oxydes d’azote", a résumé mercredi Philippe Van de Mael, le président de l’Agence pour le développement et la maîtrise de l’énergie (Ademe) devant la presse.

Il s’avère cependant que l’essor du bois énergie, encouragé au nom de la lutte contre le changement climatique - le chauffage au bois émet environ 10 fois moins de gaz à effet de serre qu’au fioul et 5 fois moins qu’au gaz - vient contrarier les efforts de lutte contre la pollution.

"Une demi-journée au coin du feu, c’est autant de particules que 3.500 km en diesel", fait valoir la secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, Chantal Jouanno, qui du coup s’interroge sur l’objectif du Grenelle de l’environnement, qui prévoit de doubler l’usage du bois d’ici 2020 pour lutter contre le réchauffement.

La combustion du bois tous secteurs confondus (domestique, industriel et collectif) représente jusqu’à 77% des émissions nationales d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), 27% des particules PM10 et même 40% pour les plus fines (PM 2, 5) qui sont aussi les plus dangereuses. C’est aussi respectivement 22 et 21% des émissions de composants organiques volatiles (COV) et de monoxyde de carbone.

Il va donc falloir, prioritairement, "encadrer le développement de la biomasse énergie", insiste l’Ademe, se débarrasser des appareils anciens et encourager l’installation d’inserts dans les cheminées.

Mais si les grosses chaudières font désormais l’objet de réglementations sévères et du label "Flamme verte", ce n’est évidemment pas le cas des petites unités et encore moins de l’âtre familial.

"On a aucune réglementation sur les cheminées ou les barbecues", relève M. Van de Mael. L’avantage de ces derniers étant qu’ils sont, de préférence, utilisés en plein air."

Remarque :

En France Le contenu en CO2 à considérer pour la combustion du bois doit être nul, parce que la forêt est bien gérée. La forêt est dite bien gérée, quand le prélèvement annuel est inférieur ou égal à la biomasse produite pendant l’année, de telle sorte que l’ensemble “combustion+croissance » est au moins équilibré (quand il est en faveur de la croissance végétale, on parle même de puits).

Je note toutefois que les analyses de cycle de vie réalisées pour estimer les émissions de CO2 liées au chauffage au bois en usage collectif et/ou industriel font état d’une ressource bois proche des lieux d’utilisation , ce qui a pour effet de limiter considérablement les émissions de CO2 imputables à l'utilisation du combustible bois.

Je me pose la question de savoir si tous les équipements de chauffage collectif sont proches d’une forêt, ou de toute source d'approvisionnement directe en pellets, broyats ou autres granulés, et si les centaines de m3 de bois nécessaires, par exemple au chauffage d’un lycée, se trouvent à une distance si faible de ce lycée que l’on puisse considérer comme négligeables les émissions de CO2 générées par le transport du bois.

Si vous possédez des chiffres sur ce sujet, je serais très intéressé pour que vous me les fassiez parvenir

Philippe Dubaele

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