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EMISSIONS GAZ A EFFET DE SERRE

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lundi, octobre 4 2010

LA VOITURE ELECTRIQUE OU LA FABLE DU ZERO CARBONE

Le salon de l'automobile a ouvert ses portes et cette année la voiture électrique et la voiture hybride sont les vedettes incontestées de ce mondial 2010. Tous ces modèles sont estampillés "Zéro Carbone" et cette dimension se retrouve jusque dans les noms de certaines de ces petites merveilles de technologie.C'est ainsi que Le concept car présenté par Renault se nomme "DeZir", le Z symbolisant le "Zéro" (sous entendu Carbone), et que Citroën est encore plus explicite puisqu'il présente sa voiture électrique "C-Zéro"

Mais est il exact que l'électricité, en France soit peu émettrice de CO2 ?

La majeure partie de la production d'électricité en France, soit environ 75%, est d'origine nucléaire est donc effectivement peu émettrice de CO2. Le reste est produit à partir de sources d'énergies renouvelables comme la production hydroélectrique, et dans une mesure nettement moindre du solaire et de l'éolien. Viennent également les centrales thermiques, à gaz, au charbon qui seront mises en œuvre au moment des pics de consommation.

Notons cependant qu'il s'agit là de la production d'énergie électrique. EDF, qui n'a pas en charge la distribution mais uniquement la production de cette énergie nous assure donc que sa production est bien faiblement carbonée. Mais qu'en est il de l'énergie que nous consommons et celle ci est elle exactement la même que celle que nous produisons?

ECHANGES ELEC TRANSFRONTALIERS

L'énergie est distribuée en France par RTE, et Europe oblige, les réseaux européens sont interconnectés, ce qui signifie, en clair que nous fournissons de l'énergie faiblement carbonée à nos voisins au moment ou nos centrales nucléaires ne trouvent pas de débouchés en France, et qu'en contre partie nous recevons de ces mêmes voisins, au moment de nos pics de consommation une électricité en provenance de Grande Bretagne, de Belgique, d'Allemagne, d'Italie, d'Espagne etc fortement carbonée. Nous consommons donc une électricité dont les émissions en CO2 sont beaucoup plus importantes que celles liées à l'électricité produite par la France.

L' ADEME et RTE ont produit une note de cadrage, en 2007 sur le contenu en CO2 de l'électricité en France. Cette note repose sur le contenu marginal en CO2 de l’électricité.

"Dans la situation actuelle, les périodes durant lesquelles un incrément de consommation est satisfait par une augmentation de la production nucléaire représentent environ 25% du temps, essentiellement en creux de nuit et en week end : c’est la durée de la marginalité nucléaire.

Durant les 75% de temps restant, la compensation est effectuée sur des moyens de production thermiques charbon, cycles combinés au gaz ou groupes au fioul ou TAC, situés en France ou hors de France.

Sur la base de ces estimations, le contenu marginal en CO2 (par kWh) par classes d’usage est de :

Pour les usages en base : 450 à 550 g

Pour le chauffage électrique : de l’ordre de 500 à 600 g

Pour les usages intermittents et l’éclairage : 600 à 700 g"

EDF a également produit une note sur le contenu en CO2 de sa production. La méthode y est sensiblement différente et évalue le contenu moyen par usage de l’électricité sur la période 1998-2003, période suffisamment longue pour gommer les variations dues à des situations. Elle est consignée dans une note de cadrage ADEME de 2005. Elle donne les valeurs moyennes suivantes:

  • Pour le chauffage: 180 g CO2/kWh avec une plage de variation de 130 à 260 g CO2/kWh
  • Pour l'éclairage: 100 g CO2/kWh avec une plage de variation de 60 à 150 g CO2/kWh
  • Pour les "Usages Intermittents": 60 de CO2/kWh avec une plage de variation de 40 à 90 g CO2/kWh
  • Pour les usages en base: 40 g de CO2/kWh avec une plage de variation de 20 à 72 g CO2/kWh

Que la méthode de comptage employée soit celle de RTE ou celle d'EDF, on est loin du "Zéro Carbone". Ceci amène également un autre constat, en fonction du moment de la journée au cours duquel les batteries des voitures électriques seront mises en charge, l'empreinte carbone sera sensiblement différente avec des impacts carbone jusqu'à plus de 4 fois plus élevés selon que nous serons ou non dans un pic de consommation.

S'il est indéniable que les émissions de CO2 devraient être moins élevées en circulant en voiture électrique plutôt que dans un véhicule utilisant des énergies fossiles, il serait vain et naïf de prendre pour argent comptant les slogans du type "Zéro Carbone" qui ne sont que de l'argumentation commerciale tout à fait dans "l'air du temps"

Le grand danger serait de se dire que nos véhicules électriques émettant peu de CO2, il est inutile de faire des économies et que nous pouvons à nouveau consommer sans réserve. La meilleure des énergies reste celle que nous ne consommons pas et aucune, absolument aucune d'entre elles n'est sans incidence sur notre environnement depuis l'électricité jusqu'au charbon en passant par les énergies renouvelables.

N'oublions pas non plus de comptabiliser les émissions de CO2 induites par la fabrication des batteries et surtout celles qui seront émises, dans quelques années, au cours du traitement de fin de vie de ces mêmes batteries. Pèseront également dans la balance la réalisation des infrastructures qui permettront aux automobilistes la recharge de leurs batteries.

Philippe DUBAELE

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samedi, septembre 25 2010

DES GAZ A EFFET DE SERRE DANS MA POUBELLE

Parce que nos poubelles débordent, il est temps de changer nos habitudes de consommation. Chaque année, un français produit en moyenne 390 kg d’ordures ménagères. Que faire de ces grandes quantités de déchets ? En l’absence de solutions ultimes convenant à tous les types de déchets, les traitements actuels sont loin d’être propres et émettent des gaz à effet de serre en quantité non négligeables.

DES GAZ A EFFET DE SERRE DANS MA POUBELLECette brochure, réalisée à l’intention de tous les publics, décrypte l’impact réel des nos déchets sur le climat, notamment par l’identification des différents gaz à effet de serre (CO2, N20, CH4) et de leurs effets.

Elle s’attarde aussi sur la quantité et l’origine de ces déchets, souvent issus d’emballages superflus et de matières premières au long cycle de transformation. Enfin, elle détaille les différentes options disponibles en matière de traitement des déchets aujourd’hui : recyclage, stockage, incinération, compostage ou méthanisation.

Bien entendu, cette publication se conclut sur les conseils pour éviter de "produire" des déchets, en les limitant à la source (réutilisation, emploi de produits durables) en consommant différemment (penser emprunt avant de penser achat, acheter des produits de seconde main) ou en compostant soi-même ses déchets organiques.

Cette brochure se présente sous forme d’un dépliant de 3 volets, recto-verso. Simple, pédagogique et colorée, elle pose clairement le sujet de l’impact des déchets sur le climat.

Réalisation : Réseau Action Climat-France Janvier 2010

Remarque CLIMATERRA:

Réseau Action Climat-France effectue un travail remarquable et je ne saurais trop vous inciter à visiter régulièrement leur site qui est une véritable mine d'informations

URL : http://www.rac-f.org/article.php3?id_article=1609

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vendredi, août 13 2010

DE 1990 A 2007, LES EMISSIONS DE CO2 N'ONT PAS BAISSE EN FRANCE !!

Plus on est nombreux, plus on consomme et plus on pollue: malgré les efforts, notamment ceux de l'industrie, la France n'a pas réussi, entre 1990 et 2007, à réduire le volume total de ses émissions de CO2.

Entre ces deux dates (2007 est celle des dernières données disponibles pour le CO2), les niveaux de dioxyde de carbone sont restés stables, de 438 millions de tonnes à 439 Mt, selon le Commissariat général au développement durable.

CONTRIBUTION EFFET DE SERRED'autant plus décourageant quand on sait que les évolutions techniques auraient permis de réduire de 33% des émissions de CO2, sans un boum de la consommation et de la production, souligne le Commissariat, rattaché au ministère de l'Ecologie.

Pendant cette période, les émissions de l'industrie ont d'ailleurs diminué de 10%, mais celles des services et des transports ont continué d'augmenter (respectivement +25% et +35%) de même que celles des ménages (chauffage et voitures), en hausse de 33% et qui représentent à elles seules un tiers des émissions nationales.

"On est en présence d'un effet rebond, dans laquelle l'amélioration de l'efficacité environnementale d'une ressource ou d'un équipement est compensée, totalement ou en partie, par un usage accru", notent les auteurs. Ce qui signifie que même si une voiture pollue moins au kilomètre parcouru, l'ensemble du parc continue de polluer autant si le nombre de voitures et les distances parcourues augmentent.

A l'heure où la lutte contre le changement climatique commande de traquer chaque gramme de CO2 susceptible d'encourager le réchauffement de la planète, de quoi décourager les efforts ? Pas du tout, rétorque la Commissaire au Développement durable Michelle Pappallardo: "Avoir réussi à stabiliser les émissions pendant 17 ans, tout en gagnant en PIB et en croissance, ce n'est déjà pas si mal", estime-t-elle.

Surtout, souligne-t-elle, cette étude qui ne porte que sur le seul CO2, s'arrête en 2007: "Or, depuis, on a fait bien mieux dans la réduction de l'ensemble des gaz à effet de serre (GES) pris en compte par le Protocole de Kyoto", insiste-t-elle: "-6,4% en 2008 par rapport à 1990 et encore -4% en 2009, soit une réduction de 10 à 11% en deux ans.

Ces données récentes ne sont pas encore disponibles pour les autres GES (tels le méthane, ou l'oxyde d'azote). Cependant, le CO2 - généré par la combustion des énergies fossiles comme le pétrole, le gaz et le charbon - est considéré comme l'un des principaux gaz responsables des dérèglements climatiques. La France est donc en passe de faire nettement mieux que l'objectif - modérément ambitieux il est vrai - que lui assigne le traité de Kyoto, l'enjoignant à stabiliser ses émissions de GES entre 2008 et 2012 par rapport à 1990.

"Le climat ne constituait pas une préoccupation majeure à la fin des années 90: ce n'est surtout qu'à partir de 2002, 2003, qu'on a adopté les politiques d'efficacité énergétique, avec une accélération depuis le Grenelle de l'environnement (fin 2007): on commence donc tout juste à en percevoir les gains", rappelle Mme Pappallardo.

L'étude de ses services reste cependant riche d'enseignement: ainsi, 60% du CO2 émis en France est directement lié à la consommation des ménages: "un peu plus d'un tiers est directement lié à l'utilisation de leurs voitures et de leurs équipement de chauffage et un peu plus d'un quart, via la production des entreprises, pour satisfaire leurs achats de biens et de services".

Communiqué AFP du 12/08/2012 paru dans le magazine Le Point

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dimanche, mai 16 2010

NON LE BOIS ENERGIE N’EST PAS NEUTRE SUR LE PLAN ENVIRONNEMENTAL !!! : 3 éme partie : Le Bois Energie, les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) et les Composés Organiques Volatiles Non Méthaniques (COVNM)

Nous abordons la troisième partie de notre dossier consacré aux impacts environnementaux du Bois Energie. Après le Monoxyde de Carbone (CO) et les émissions de poussières fines, nous étudierons aujourd’hui les émissions d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et de Composés Organiques Volatiles Non Méthaniques (COVNM) liés à la combustion du bois.

Que sont les hydrocarbures aromatiques polycycliques ?

FEU DE BOIS 2Communément appelés HAP, les hydrocarbures aromatiques polycycliques sont une famille de composés chimiques constitués d’atomes de carbone et d’hydrogène dont la structure moléculaire comprend au moins deux cycles aromatiques condensés.

Depuis de nombreuses années, les HAP sont particulièrement étudiés car ce sont des composés présents dans tous les milieux environnementaux et qui montrent une forte toxicité.

En France, les émissions anthropiques de HAP sont dominées par le secteur domestique, du fait de la consommation énergétique (notamment le chauffage au bois, émetteur largement majoritaire de HAP dans l'atmosphère).

Ensuite viennent le secteur des transports routiers, notamment des véhicules diesel, puis celui de l’industrie manufacturière.

Comme dans les deux premières parties de notre dossier consacré au bois énergie, nous nous référons aux chiffres annoncés tant par l’ADEME que par le CITEPA. (Le Bois Energie et la qualité de l’Air : 17 juillet 2009)

LES EFFETS DES HAP SUR LA SANTE

Les HAP étudiés dans le rapport ADEME tels que définis par la CEE-NU sont le benzo(a)pyrène, le benzo(b) fluoranthène et l’indéno (1,2,3-cd) pyrène

Notons que le benzo(a)pyrène (B(a)P) est un des HAP les plus toxiques. En effet, il est reconnu comme cancérogène par l’IARC (International Association for Research on Cancer). Ceci est lié à sa capacité à former des adduits avec l’ADN.

Outre leurs propriétés cancérogènes, les HAP présentent un caractère mutagène dépendant de la structure chimique des métabolites formés. Ils peuvent aussi entraîner une diminution de la réponse du système immunitaire augmentant ainsi les risques d’infection.

COV ET HAP

Que sont les Composés Organiques Volatiles Non Méthaniques ? (COVNM)

Les composés organiques volatils, ou COV sont composés de carbone et d’hydrogène pouvant facilement se trouver sous forme gazeuse dans l'atmosphère.

Les COV sont des précurseurs, avec les oxydes d'azote, de l'ozone troposphérique. Ce sont donc des gaz à effet de serre. Leur caractère volatil leur permet de se propager plus ou moins loin de leur lieu d'émission. Ils peuvent donc avoir des impacts directs et indirects.

LES EFFETS DES COV SUR LA SANTE

Les COV présentent des effets indirects sur la santé !!

Les COV participent à des réactions photochimiques dans la basse atmosphère, causant ainsi l’augmentation de la concentration d’ozone dans la troposphère, et ils ont à ce titre un effet indirect sur la santé.

La modification du cycle de Chapman due aux radicaux générés par les COV accentue la présence d’ozone dans l’atmosphère. Entre 1970 et 1990, la concentration en ozone troposphérique pour l’Europe est passée de 10 ppm à 50 ppm (ppm : particules par million), soit une augmentation de plus de 2,4% par année. Celle-ci est fortement liée à l’asthme autant chez les jeunes que chez les personnes âgées.

Certains des COV sont en outre nocifs pour les espèces animales et végétales. L’ozone a également un effet sur les arbres feuillus, les plantes, les légumes et les fruits. Le climat est également modifié par la présence des gaz à effet de serre. Une augmentation de la température globale de la terre est induite par la présence croissante d’ozone, qui absorbe dans l’infrarouge 2000 fois plus que le dioxyde de carbone pour le rayonnement terrestre.

Certains COV peuvent avoir des effets directs sur la santé !!

Certains COV ont des effets directs sur le corps humain s’attaquant au foie, aux nerfs ou encore au cœur. D’autres encore possèdent une toxicité spécifique à la moelle osseuse et aux testicules.

Les COV et certaines molécules associées peuvent également être cancérigènes et certains figurent sur la liste des cancérogènes du groupe 2A du CIRC.

CONTRIBUTION DU BOIS ENERGIE AUX EMISSIONS NATIONALES DES HAP ET COV: (Source CITEPA 2008)

Le Centre Interprofessionnel Technique d’Etudes de la Pollution Atmosphérique (CITEPA) nous apprend que pour l’année 2005 le bois énergie a contribué de manière significative aux émissions nationales

  • De HAP pour un total de 77 % des émissions
  • Des COV pour un total de 22 % des émissions

Notons qu’il s’agit bien des émissions nationales de HAP et de COV, toutes émissions confondues, (industrie, transport, consommations énergétiques), ce qui place le Bois/Energie en tête des émetteurs de HAP, et font de lui un émetteur significatif de COV

Une étude prospective de l’ADEME (2005), a modélisé l’évolution possible des émissions atmosphériques du secteur domestique à l’horizon 2020 et l’impact des facteurs suivants :

Une fois de plus l’accent est mis sur le remplacement du parc d’appareils de chauffage au bois existant par des appareils plus performants au rendement plus élevé, ce qui devrait avoir un effet mécanique de diminution des consommations de bois énergie et de ce fait une diminution du volume des émissions liées.

Il est évident que ce raisonnement ne peut être pris en compte qu’à parc constant, une explosion du nombre d’appareils en fonctionnement venant tout aussi mécaniquement invalider cette hypothèse.

Le renouvellement du parc, par des appareils à plus faible taux d’émissions a également été envisagé pour la modélisation, ainsi que la performance énergétique des bâtiments d’une manière évidente.

Cette évaluation met en évidence une réduction potentielle des émissions de polluants atmosphériques d’ici 2020 par rapport à la situation actuelle de 40 et 58% pour les HAP* et de 76 à 85% pour les COVNM.

Ces réductions envisagées paraissent importantes mais il convient de les replacer dans le contexte des émissions nationales des appareils de chauffage pour 2005 (source ADEME)

Pour les HAP : Au cours de l’année 2005 le Bois Energie a émis 19 tonnes de HAP, la houille 0,3 gramme de HAP, le fioul domestique 232 kg de HAP et le gaz naturel, quant à lui, n’en a émis aucun. Si d’ici 2020, les émissions de HAP étaient effectivement réduites de 58 % (hypothèse la plus favorable) elles resteraient encore près de 35 fois plus élevées que la somme des HAP de toutes les autres énergies réunies. (Toutes choses égales par ailleurs)

En ce qui concerne le COVNM, pour 2005, le Bois Energie a libéré dans l’atmosphère 303900 tonnes de COV, la houille 2,2 tonnes de COV, le fioul domestique 997 tonnes de COV et le gaz naturel 1510 tonnes de COV. Dans l’hypothèse la plus favorable toujours, de la modélisation retenue pour 2020, avec 85 % de réduction des émissions de COVNM liées à la combustion du bois, celles-ci seraient encore de 44585 tonnes soit près de 18 fois les émissions de toutes les autres énergies de chauffage retenues dans l’étude ADEME. (Toutes choses égales par ailleurs)

J’avoue avoir beaucoup de difficultés à m’extasier sur les « vertus environnementales » du bois énergie comme je l’entends faire ici ou là.

Nous avons vu ce qu’il en était pour les émissions de monoxyde de carbone (CO), les émissions de poussières fines (PM 10, PM 2,5 et PM 1) les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques, (HAP) les Composés Organiques Volatiles Non Méthaniques (COVNM)

Les émissions de CO2, dont on nous dit qu’elles doivent être considérées comme nulles, feront partie de mon prochain dossier consacré au bois.

Tous les chiffres cités sont disponibles dans la note de synthèse de l’ADEME du 17 juillet 2009 : Le Bois énergie et la qualité de l’air

Philippe Dubaele

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jeudi, mai 13 2010

LE MEXIQUE, LE CANADA ET LES ETATS-UNIS VEULENT INTERDIRE L’UTILISATION DE DEUX PUISSANTS GAZ A EFFET DE SERRE

Connus pour être néfastes à la couche d’ozone stratosphérique, le CFC-12 et le HCFC-22 sont aussi de très puissants gaz à effet de serre (GES). Pour mémoire, le pouvoir de réchauffement global (PRG) du premier gaz est 10.900 fois plus puissant que celui du gaz carbonique. Le PRG du second est, quant à lui, 1.810 fois plus important que celui du CO2.

GES TABLEAU

Pour réduire les risques que font courir à l’environnement ces deux gaz réfrigérants, Mexico, Ottawa et Washington ont proposé conjointement au secrétariat du protocole de Montréal (en charge de la régulation des gaz destructeurs de l’ozone stratosphérique) de réduire progressivement la production et l’utilisation de ces HFC (Hydro Fluorocarbures).

Si cette mesure était adoptée, elle aurait pour effet selon ses promoteurs de réduire de 3100 Millions de tonnes d’éq CO2 les émissions de GES d’ici 2020 et de 88000 millions de tonnes d’éq CO2 d’ici 2050

Sur le plan technique cette mesure devrait être facilitée par l’existence de substituts rendant possible la suppression de ces HFC : l’isobutane, le propane, le HCR- 188C et le HCR-188C1.

L’amendement tripartite sera discuté lors de la prochaine réunion des parties au protocole de Montréal, qui se déroulera à Genève, en juin. Il pourrait être adopté lors de la 22 éme réunion plénière des parties au Protocole de Montréal au mois de novembre, en Ouganda.

Philippe Dubaele

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