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ENERGIES RENOUVELABLES

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dimanche, novembre 28 2010

ENERGIE SOLAIRE: LES SURCOUTS QU'ELLE ENTRAINE TRIPLERONT EN 2011

Le développement de l'énergie solaire entraîne des surcoûts qui se répercutent directement sur les consommateurs d'électricité. La Commission de régulation de l'énergie (CRE) estime que ces surcoûts atteindront 915 millions d'euros en 2011.

energies renouvelables

Le président de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), Philippe de Ladoucette, indique que "les charges dues (au photovoltaïque) au titre de 2011 sont estimées à 915 millions d'euros en métropole continentale". Comparativement, celles de 2010 s'élèveront à 300 millions d'euros.

L'énergie solaire est pour le moment relativement peu compétitive et le surcoût entraîné est actuellement pris en charge par la Contribution au service public de l'électricité (CSPE) que paye chaque consommateur sur sa facture. Le gouvernement a par ailleurs annoncé une hausse de 3% au 1er janvier afin de financer le développement du photovoltaïque.

Ainsi, selon la CRE, la CSPE devrait passer de 4,50 euros à l'heure actuelle à 12,90 euros par mégawatt en 2011 ! Ceci devrait permettre de financer l'ensemble des charges. En 2011, 42% de la CSPE servira à la prise en charge des énergies renouvelables.

Source : Maxi Sciences 26 novembre 2010

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dimanche, octobre 31 2010

LA POSITION DE FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT SUR LE BILAN CARBONE DU BOIS ENERGIE

En ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre liés à la combustion du bois, on considère que la quantité de CO2 libérée lors de cette combustion, est compensée par la capture d'une même quantité de CO2 pour la croissance de l'arbre. Il s'agit la d'une vision simpliste du cycle du carbone qui est infiniment plus complexe que cela et les sols des forêts jouent un rôle prépondérant dans la capture du CO2, rôle complétement occulté dans cette présentation.

France Nature Environnement, à travers sa "NOTE DE POSITION FNE Production, gestion et utilisation du bois énergie" nous livre son analyse et considère que cet "axiome" du zéro carbone lié à la combustion du bois, peut même être dangereux, dans la mesure où il peut contribuer à des dérives importantes, pouvant aller jusqu'à des émissions inconsidérées de CO2.

De plus, considérer de manière systématique et non étayée que le bois n'émet pas de CO2 en brulant peut justifier l'utilisation de n'importe quel matériau bois énergie et favoriser l'émergence de bois énergie provenant de pays où la déforestation intensive est malheureusement une règle car il semble de plus en plus évident que l'explosion de la demande en bois énergie posera à court terme, d'énormes problèmes d'approvisionnement et je vous invite à lire les articles parus dans le moniteur des 20 et 29 octobre 2010. Vous trouverez ci dessous un extrait de l'article du 29 octobre:

"les industriels de panneaux manquent de plus en plus de bois disponible. Une situation pour le moins préoccupante qui a conduit les Industries des Panneaux de Process (panneaux de particules, MDF, OSB) françaises (UIPP) et européennes à mener une grande journée de mobilisation et d'information destinée à alerter les Pouvoirs Publics sur les difficultés d'approvisionnement en matières premières (rondins de bois et produits connexes de scierie). Ce manque de matière première est lié à l'utilisation grandissante de la biomasse comme source d'énergie renouvelable. « Sans remettre en cause le bois énergie, le type de bois utilisé aujourd'hui pour la production d'énergie n'est pas celui prévu initialement pour cet usage et la multiplicité des initiatives tout comme le soutien de l'état apporté aux grands projets de cogénération bousculent l'ensemble de la filière », explique Laurent de Sutter, Président de l'Union des Industries de Panneaux de Process."

http://www.lemoniteur.fr/179-innovation-produits/article/actualite/771606-le-bois-francais-va-t-il-servir-a-chauffer-les-anglais

http://www.lemoniteur.fr/141-industrie-negoce/article/actualite/770737-vers-une-penurie-du-bois-dans-la-construction

Le Bois /Énergie est une énergie renouvelable importante, indispensable même mais qui doit être sévèrement encadrée. Dans les missions d'Assistance à Maîtrise d'Ouvrage que nous effectuons auprès des donneurs d'ordre tels que collectivités, bailleurs sociaux, industriels, qui souhaitent déployer des chaufferies bois et des réseaux de chaleur bois, nous sommes particulièrement vigilants sur les réels impacts CO2 et autres impacts environnementaux des bois utilisés.

Vous trouverez ci dessous l'intégralité de la note produite par FNE, intitulée "NOTE DE POSITION FNE Production, gestion et utilisation du bois énergie"

Philippe Dubaele

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lundi, octobre 18 2010

COMMENT SE CHAUFFER AU BOIS ET CONTRIBUER, A « L’INSU DE SON PLEIN GRÉ », A LA FOIS AUX ÉMISSIONS DE CO2 ET A LA DÉFORESTATION PLANÉTAIRE ?

Lorsque l’on brûle du bois de chauffage, on considère, en France et dans quelques pays européens, que l’on ne doit pas comptabiliser les émissions de CO2 liées à cette combustion.

Est-ce à dire que le bois n’émet pas de CO2 lorsqu’il brûle ?

Non, bien évidemment, le bois étant constitué partiellement de carbone* (20 à 50 % de la masse du bois selon sa densité) le bois est fortement émetteur de CO2 et contribue de façon importante aux émissions mondiales, à cause notamment des feux de forêt et des brûlis qui suivent l’abattage,pour faire place nette, dans les pays où la forêt n’est pas gérée durablement.

  • Facteur d’émission du bois et déchets assimilés : 92 kgCO2/GJ (à rapprocher des facteurs d’émission du gaz naturel, 57 kgCO2/GJ, du fuel domestique, 75 kgCO2/GJ et du charbon, 95 kgCO2/GJ) : source MEDD, liste des coefficients à appliquer pour les questionnaires de déclaration annuelle des émissions polluantes

Pourquoi, en France, ne compte t’on pas les émissions de CO2 liées à la combustion du bois ?

SYMBOLE CARBONE COPENHAGUE

De la taille d'un immeuble de trois étages, ce cube rouge fut le symbole d'une tonne de CO2 à Copenhague

Le bois est considéré en France, à la condition expresse d’avoir été « cultivé » sur notre territoire, comme une énergie renouvelable. Il en est de même dans la plupart des pays européens qui pratiquent une gestion durable de leurs espaces forestiers. Cela signifie que si l’on ne prélève pas annuellement des quantités de bois dépassant l’accroissement naturel de la forêt, on pourra estimer que la ressource est préservée et que dans ce cas de figure, et dans celui là uniquement, le bois est bien une énergie renouvelable.

Que dit l’ADEME à ce sujet?

L’ADEME dans son guide des facteurs d’émission nous dit :

« Quand c’est un composé d’origine organique qui est brûlé, deux cas de figure peuvent se présenter :

• La biomasse brûlée n’est pas remplacée : il y a alors lieu de compter les émissions *

• La biomasse brûlée est remplacée l’année même ou peu de temps après: il n’y alors pas lieu de compter des émissions, car ces dernières sont compensées par la croissance de la biomasse qui prend place par ailleurs.

Le deuxième cas s’appliquera en cas d’utilisation des produits d’une culture annuelle, par exemple : le fait de brûler de la paille l’année N est compensé par la croissance de la paille l’année N+1. Même pour le bois de feu (ou de produits issus du bois) ce raisonnement subsiste si la forêt est dite bien gérée, quand le prélèvement annuel sera inférieur ou égal à la biomasse produite pendant l’année, de telle sorte que l’ensemble « combustion+croissance » est au moins équilibré (quand il est en faveur de la croissance végétale, on parle même de puits).

Ce CO2 «biomasse», intégré au cycle carbone des espaces forestiers et agricoles, ne contribue pas à l’effet de serre tant qu’il y a équilibre de ce cycle, c’est-à-dire que la photosynthèse compense les émissions liées à l’exploitation de cette biomasse et à sa combustion.

Cette hypothèse est vérifiée dans le cas des espaces boisés et forestiers en France, puisqu’ils se renouvellent et sont gérés durablement (0,4% d’augmentation annuelle de la surface forestière sur la dernière décennie, +50% d’espaces boisés depuis la fin du XIXème siècle). »

*La position de l’ADEME est sans ambigüité et si le bois utilisé n’est pas certifié originaire d’un pays dont la gestion durable de la forêt est acertainée, il conviendra de compter les émissions consécutives à la combustion du bois et ce avec un facteur d’émissions de 92 kgCO2/GJ (environ 332 g CO2/kWh)

Ce point est d’autant plus important que la traçabilité des bois n’est pas toujours établie et que l’on trouve de plus en plus souvent des bois de chauffage qui proviennent de pays de l’Est, voire d’Afrique ou encore du Brésil, ou même de pays européens dont la gestion durable de la forêt n'est pas établie de manière formelle. (A ce sujet une étude de l'institut Max Planck publiée fin 2009 indique que les émissions liées à la biomasse, sur l'ensemble de l'Europe sont plus importantes que le captage de CO2 effectué par cette même biomasse)

Il ne faut absolument pas s’imaginer que le phénomène d'acquisition de bois dans des pays où la déforestation est la règle soit marginal, mais bien plutôt se convaincre qu'il est émergent et que la montée en puissance de la demande en matière première bois/énergie verra se généraliser ces pratiques d’achat dans ces pays où la déforestation et l'intérêt immédiat sont la règle avec des coupes à blanc organisées sans replantation d’essences forestières.

Toute installation de chaufferie industrielle au bois, ou de réseau de chaleur utilisant cette énergie devrait se préoccuper systématiquement de l’origine des bois de chauffage utilisés et proscrire formellement tout fournisseur qui n’assurerait pas une transparence totale à cet égard.

Nous ne voulons pas, « à l’insu de notre plein gré » contribuer à émettre de plus en plus de CO2, tout en imaginant au contraire participer de façon citoyenne, à la lutte contre le réchauffement climatique.

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, la FAO (Source: FAOSTAT) les principaux producteurs de Bois de chauffage dans le monde sont;

• L’Inde (16 pour cent);

• La Chine (10 pour cent);

• Le Brésil* (7 pour cent);

• L’Éthiopie (5 pour cent);

• La République démocratique du Congo* (4 pour cent).

*Brésil et République Démocratique du Congo sont également dans la liste des dix pays où la déforestation est la plus importante

Ces chiffres sont donnés en pourcentage de la production mondiale pour l’année 2008 Dans le même temps, les dix pays ayant subi la perte nette la plus importante entre 2000 et 2005 (Brésil, Indonésie, Soudan, Myanmar, Zambie, République-Unie de Tanzanie, Nigéria, République démocratique du Congo, Zimbabwe, Venezuela) ont eu une perte collective nette de 8,2 millions d’hectares de forêts par an.

Les dix pays ayant bénéficié du gain net le plus important au cours de la période 2000-2005 (Chine, Espagne, Viet Nam, États-Unis d’Amérique, Italie, Chili, Cuba, Bulgarie, France et Portugal) ont eu collectivement un gain net de forêts de 5,1 millions d’hectares par an.

On voit que le solde mondial est négatif de quelques 3,1 millions d’hectare, ce qui doit nous inciter à une extrême prudence quant à la connaissance de nos sources d’approvisionnement, et dans le cadre des missions que j’effectue auprès des collectivités, bailleurs sociaux, chefs d’entreprise, etc. je suis particulièrement vigilant sur les origines des approvisionnements qui leur sont proposés.

Philippe Dubaele

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mardi, juillet 13 2010

CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR LE BOIS ENERGIE ET SES IMPACTS POTENTIELS SUR L'ENVIRONNEMENT ET LA SANTE !!

LE BOIS ENERGIE ET LES EMISSIONS DE CO2

Depuis la mise en place du Fonds Chaleur Renouvelable, le Bois Energie, considéré à juste titre comme une énergie renouvelable, connaît un essor considérable, notamment dans la création de réseaux de chaleur ayant le bois comme énergie principale.

Cette énergie est parée de toutes les vertus, enfin sinon de toutes au moins d’une vertu essentielle, celle d’être proclamée « neutre » sur le plan des émissions de dioxyde de carbone, le très célèbre CO2.

UNE AFFIRMATION DE PLUS EN PLUS CONTROVERSEE, LE BOIS ENERGIE EST NEUTRE EN CO2 !!

SUR QUOI REPOSE CETTE AFFIRMATION ?

FEU DE BOIS 2En France et en Europe le principe est le suivant, (extrait du guide des facteurs d’émissions de l’ADEME)

«.. (si) la biomasse brûlée est remplacée l’année même ou peu de temps après : il n’y alors pas lieu de compter des émissions, car ces dernières sont compensées par la croissance de la biomasse* qui prend place par ailleurs…… Même pour le bois de feu (ou de produits issus du bois) ce raisonnement subsiste si la forêt est dite bien gérée, quand le prélèvement annuel sera inférieur ou égal à la biomasse produite pendant l’année, de telle sorte que l’ensemble « combustion+croissance » est au moins équilibré (quand il est en faveur de la croissance végétale, on parle même de puits). »

Dont acte !!

Rappelons que la biomasse est l'ensemble de la matière organique d'origine végétale ou animale, et le bois en fait évidemment partie intégrante.

LE BOIS ENERGIE NEUTRE EN CO2, MYTHE OU REALITE ?

  • L’axiome européen : je coupe du bois, je le brule, mais le CO2 libéré sera capturé « dans l’année » par l’arbre que j’aurai replanté pour remplacer celui brulé apparaît comme véritablement simpliste.

Cette théorie ne tient pas compte du véritable cycle du carbone qui passe par une absorption par le sol de près de 60% du carbone contenu dans le bois, les sols des forêts étant en effet d’excellents puits de carbone.

  • Les émissions de CO2 liées au transport du Bois énergie depuis son lieu d'exploitation ne sont pas non plus comptabilisées, étant donné que l'on considère que le bois est brûlé près de son lieu d'exploitation et de transformation. (guide des facteurs d'émissions ADEME ET ACV ADEME/BiOS 2005)

Il n'est que de passer quelques minutes sur internet pour se rendre compte que l'on peut acheter sans aucun problème, et souvent moins cher, du bois en provenance de l'europe de l'est notamment. Pour info, selon le secrétaire général de FEDENE, un stère de bois prend huit fois plus de place qu'un mètre cube de fioul. Cela donne une idée du nombre de camions traversant l'europe pour nous amener un matériau considéré comme écologiquement propre.

  • L’idée même d’une biomasse européenne en équilibre est actuellement contestée et le très sérieux institut Max Planck a publié fin 2009, une étude qui infirme cette hypothèse, en estimant que « la tendance à développer une agriculture plus intensive et l'exploitation forestière sont susceptibles de faire des sols européens une source importante de gaz à effet de serre". Les auteurs de l'étude appellent à faire des politiques de réduction de ces émissions une priorité. »
  • Sur la période allant de 2000 à 2005, et en utilisant deux méthodes de comptabilisation différentes, l’institut Max Planck démontre que la biomasse européenne a été déficitaire (dont la biomasse forestière fait partie intégrante de l'étude) de 34 millions de tonnes d’éq. Carbone soit près de 125 millions de tonnes d’éq. CO2

COMMENT LA CONVENTION CADRE DES NATIONS UNIES CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE COMPTABILISE T'ELLE LES EMISSIONS DE CO2 LIEES A LA COMBUSTION DU BOIS

La Convention Cadre des Nations Unies contre le Changement Climatique, dans ses inventaires annuels des émissions de CO2 a adopté un système de comptabilisation des gaz à effet de serre qui paraît beaucoup plus adapté à la réalité. La CCNUCC ne part pas d’un présupposé d’émissions liées à la combustion du bois qui seraient nulles mais comptabilise les émissions de la combustion du bois et en soustrait les absorptions par les puits de carbone que constituent les forêts, et autres puits.

Il n’est pas inutile de savoir que dans le cadre de ces inventaires internationaux, le facteur d’émissions lié au bois est de 332 g CO2/KWh, soit plus que le gaz naturel (206 g CO2/KWh) plus que le fuel domestique (271 g CO2/KWh) et presque qu’autant que le charbon (343 g CO2/KWh)

On comprend mieux pourquoi la Finlande qui est le pays européen qui utilise le plus le bois énergie, aussi bien en tant que combustible direct, qu’à travers la cogénération, se trouve également être le pays européen dont les émissions de CO2 (par habitant) sont parmi les plus élevées au monde, à des niveaux très proches d'un citoyen des Etas Unis, du Canada ou encore de l’Australie.

LE BOIS ENERGIE ET LES POLLUANTS ATMOSPHERIQUES :

AAA BOIS ET QUALITE AIR

Ce tableau a été recopié sur une note de synthèse de l'ADEME, en date du 17 juillet 2009; "LE BOIS ENERGIE ET LA QUALITE DE L'AIR".

Sous le tableau l'ADEME a ajouté le commentaire suivant:

" Hormis pour le SO2, on constate que les émissions de NOx, COVNM, CO, particules, dioxines et HAP dues à la combustion du bois dans le secteur domestique, tout type d’appareil confondu, sont en 2005 nettement supérieures à celles dues à l’utilisation des autres combustibles (fuel domestique et gaz naturel)."

Ces données ont été relevées sur, ainsi que précisé dans le commentaire ADEME, tous types d'appareils confondus et ce pour toutes les énergies comparées. En ce qui concerne l'énergie bois, dont les émissions de polluants atmosphériques représentent l'essentiel des émissions des énergies analysées (sauf pour le SO2), Il existe bien sur des dispositifs de filtrage de ces différents polluants, adaptables sur les chaufferies mais il faut savoir que ces dispositifs sont

  • plus ou moins efficaces selon leur technologie
  • onéreux à mettre en oeuvre, d'autant plus que dans certains cas il est nécessaire d'en mettre plusieurs en série pour obtenir une efficacité certaine.
  • les coûts d'entretien sont élevés
  • certains d'entre eux représentent des nuisances sonores importantes.

Par ailleurs les systèmes de filtrage ne sont opérants que sur les rejets liés à la combustion du bois énergie, notamment au niveau des particules fines dont on sait que l'augmentation des taux dans l'air est facteur de risques sanitaires (maladies cardiovasculaires, altération des fonctions pulmonaires, cancer du poumon et diminution de l'espérance de vie.)

La particularité du bois énergie est de libérer ces particules fines tout au long de son exploitation, et ce en amont de sa combustion à proprement parler.ECOINVENT organisme suisse, centre de compétences de renommée internationale spécialisé dans les analyses de cycle de vie (Life Cycle Inventories) notamment dans l’approvisionnement en énergie, les agrocarburants, les transports, les biomatériaux etc, a estimé les particules fines émises en amont de la combustion du bois. Ce chiffre est loin d'être négligeable puisque l'on apprend que près de 45 % des particules fines liées au bois énergie sont émises hors de la combustion, pendant la phase de production des granulés, pellets etc.

AAA

LE BOIS ENERGIE ET LES METAUX LOURDS

L'arbre est un filtre de notre atmosphère particuliérement efficace. Il absorbe , ce faisant les métaux lourds tels que Mercure, Cadmium, Plomb, Nickel, Cuivre, Chrome, Zinc et Arsenic. Une fois le bois brûlé, ces métaux lourds se retrouvent évidemment dans les cendres. Et nous ne savons que faire de ces cendres. Et bien pour nous donner bonne conscience, nous déclarons que nous contribuons au grand cycle de la nature et nous épandons ces cendres sur le sol.

Si ! Si ! Participant ainsi, sous couvert de comportement écologique, à empoisonner les sols et faisant du bois le premier contributeur à la diffusion de métaux toxiques dans le sol, loin devant le fuel domestique, le chauffage électrique et le gaz naturel (source ADEME/BiOS 2005)

Mais la liste est longue, des impacts du bois énergie, et il convient de l'arreter la. Il ne s'agit pas de tirer à boulets rouges sur le bois énergie, mais de ramener les choses à leur juste valeur. Il n'existe pas d'énergie parfaite et le bois n'échappe pas à la règle. Son impact environnemental est important et les éloges dithyrambiques que l'on entend à son propos, correspondent plus à une volonté de promouvoir une filière qu'à une réalité environnementale.

Le bois énergie fait partie du mix énergétique et il a pour avantage essentiel d'être une énergie renouvelable. A ce titre son expansion est assurée. Il faut toutefois que celle ci soit contrôlée et que l'on ne fasse pas n'importe quoi. On assiste à un développement anarchique des réseaux de chaleur bois alors même que l'on ne tient absolument pas compte des nuisances de ceux ci et des contraintes liées au matériau même.

Que l'on installe une chaufferie bois, dans des régions forestières ou la provenance du matériau est attestée, ou l'environnement forestier contribuera à réguler et à diminuer les éventuelles empreintes environnementales de la chaufferie, où on pourra contribuer à développer les emplois locaux liés à la filière, où on pourra trouver des débouchés aux résidus forestiers, aux residus de scierie, tout cela tombe sous le sens et représente un véritable développement durable.

A l'inverse développer anarchiquement les chaufferies bois en centre urbain, loin de tout espace forestier capable de réguler les nuisances engendrées, sans connaissance de la provenance d'origine du bois (Pologne, Pays de la baltique, europe centrale?) près d'écoles, d'hopitaux ou de locaux à usage d'habitation correspond à s'exposer à terme à des réactions négatives de l'entourage et les exemples commencent à apparaître ici ou là.

La ville de Paris (comme d'autres) a émis un arrêté municipal (25 janvier 1991) encadrant la mise en oeuvre du chauffage au bois sur son territoire, cet exemple est à méditer. Montréal et la province du Québec consacrent beaucoup de moyens pour attirer l'attention des habitants sur les impacts environnementaux liés au bois énergie.

Les élus, bailleurs sociaux et décideurs se doivent de prendre ce problème à bras le corps et encadrer très sérieusement le développement de ces chaufferies et réseaux de chaleur pour lesquels il est temps de cesser de se voiler la face et de considérer qu'ils sont bons pour l'environnement.

Au regard de nos besoins en énergie, ils sont certes indispensables, mais dans le cadre du mix energétiques, et en encadrant très sérieusement le développement de ces structures, en controlant les approvisionnements en bois et leur traçabilité, ainsi que les réelles émissions de polluants atmosphériques et de CO2, particulièrement celles liées aux transports et aux immobilisations consécutives aux infrastructures à créer: stockage, pistes de circulations de camions, entretien et rénovation des systèmes de filtrage etc

N'oublions pas non plus qu'un autre risque apparaît comme sous jacent à la montée en puissance très forte du nombre de chaufferies bois, c'est celui de la ressource même. L'explosion de la demande amènera inévitablement à une industrialisation de la production avec la mise en culture du bois sous la forme de taillis à courte rotation, voire à très courte rotation.

Cette forme de sylviculture s'apparente à l'agriculture intensive dont on connait les nuisances: utilisation d'engrais azotés générant de puissants gaz à effet de serre (N2O) , mécanisation (dépressage des souches, dessouchage, séchage, broyage, déchiquetage etc) à outrance provoquant le tassement des sols et empêchant de ce fait le cycle du carbone, occupation de terres agricoles déjà constatée dans le cadre des agrocarburants pour lesquels c'est un euphémisme de dire que le bilan est en demi teinte.

Il nous appartient d'être vigilant et d'encadrer ce développement en incitant nos élus et décideurs en leur rappelant cette phrase de Chantal Jouanno, actuelle secrétaire d'état à l'environnement:

Une demi-journée au coin du feu, c’est autant de particules que 3.500 km en diesel",

ce qui l'a amenée, en son temps à s’interroger sur l’objectif du Grenelle de l’environnement, qui prévoit de doubler l’usage du bois d’ici 2020 pour lutter contre le réchauffement.

Philippe Dubaele

NB: en annexe vous trouverez un fichier CLIMATERRA sur "les effets potentiels sur la santé humaine des polluants atmosphériques étudiés"

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jeudi, juin 10 2010

L'EOLIENNE DE TOIT PAR AEOLTA: UNE SOLUTION TECHNIQUE PARTICULIEREMENT SEDUISANTE ET BIEN INTEGREE!!

Bonjour, J'ai eu l'occasion en son temps de vous parler d'AEOLTA. Vous pouvez les renconter à Paris la semaine prochaine, allez y, vous serez très certainement séduit par ces éoliennes de toit qui s'intégrent parfaitement et représentent une excellente solution individuelle.

Philippe Dubaele

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