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RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

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dimanche, mars 13 2011

LUTTE CONTRE LE BOIS ILLEGAL : LA LOI EUROPEENNE QUI VA ASSAINIR LA FILIERE ?

Le conseil des ministres de l’Europe vient d’entériner l’adoption officielle du texte de loi visant à lutter contre le commerce de bois illégal en Europe. Pour France Nature Environnement, cette loi constitue un réel progrès. Bilan sur les points positifs et les aspects à améliorer.

Le pillage des pays tropicaux ou « en développement »

FORET AMAZONIENNEL'organisation des Nations Unies (ONU) estime que 20 à 40% de la production mondiale de bois est issue de coupes illégales, ce qui représente un flux de 350 à 650 Millions de m3 de bois illégal par an. Les pertes de recettes fiscales pour les pays tropicaux sont estimées à 100 milliards d’euros par la Banque Mondiale. A l’heure où l’Union Européenne demande à ses membres de fournir des efforts pour l’aide au développement, l’importation non contrôlée de bois par ces mêmes États pèse sur l’économie des pays tropicaux.

Un dispositif contre le bois illégal discuté depuis 2003

Depuis le démarrage de son plan d’action de lutte contre le bois illégal, adopté en 2003, l’Europe travaille sur un texte obligeant les acteurs de la filière bois (importateurs, exploitants, commerciaux de la filière bois) à identifier et mettre sur le marché uniquement du bois légal. Le parlement a renforcé ses positions grâce aux conseils des ONG en juillet dernier. Le conseil vient d’adopter officiellement cette loi avec une majorité atteinte, 2 abstentions du Portugal et de la République Tchèque et un vote contre de la Suède. Cette loi entrera en vigueur 27 mois après sa publication officielle, soit en janvier 2013.

Un progrès réel contre un fléau non maîtrisé

Jusqu’à présent, aucune loi nationale ou système en Europe, ne permet de se prémunir contre la commercialisation de bois illégal. Les douanes n’ont aucun outil pour savoir si le bois importé des pays tropicaux est légal ou non. De même, les systèmes de certification des forêts (PEFC et FSC) ne se préoccupent pas de garantir la légalité du bois. Cette loi, et plus globalement le plan d’action FLEGT, permet enfin la mise en place d’un système robuste de lutte contre le bois illégal chapeauté par l’Union Européenne.

« Le commerce illégal de bois représente un moteur non-négligeable de déforestation dans les pays en développement. Par cette loi, l’Europe exprime sa volonté de faire cesser sa contribution à ce fléau en repensant toute la filière bois en Europe » explique Églantine Goux, chargée de mission forêt internationale à France Nature Environnement.

Sébastien Genest, vice président de France Nature Environnement, « espère que le signal positif de l’Europe pour mettre fin au bois illégal sera suivi d’engagements forts de sa part dans les instances de l’ONU sur les changements climatiques et la déforestation. »

Un grand pas pour les forêts mais des points à améliorer

Dans ce texte, certains types de produits papiers (revues, livres et autres supports écrits) ne sont pas encore pris en compte, sous la pression des éditeurs européens. De plus, les meubles et ouvrages de décoration ou précieux en bois sont aussi exemptés de prouver la légalité. Pour Bruno Genty, Président de France Nature Environnement, «La loi de lutte contre le bois illégal devrait prendre en compte tous les produits issus de bois afin de ne pas laisser la place aux dérives possible de cette loi ».

L’Europe s’est donnée une période de 3 à 4 ans pour réviser la liste des produits concernés. FNE souhaite que la France s’engage pour que cette liste prenne en compte tous les produits issus du bois et qu’on en finisse une bonne fois avec le trafic de bois illégal, dont l’Europe est l’un des acteurs principaux.

Communiqué de France Nature Environnement Octobre 2010

(1) Pour plus d’information voir: /fr/themes/sub-category.html?cid=184

Remarque CLIMATERRA:

La France importe énormément de bois tropical dont une proportion croissante est d’origine illégale. Une étude du WWF britannique de 2005* montre que 39% des importations françaises de bois tropical étaient issues d’une exploitation illégale des forêts !

En ce qui concerne les importations en provenance de l'Amazonie Brésilienne,la France se positionne, parmi les pays européens, comme le premier importateur de bois , avec 34% des importations européennes, devant les Pays Bas 23%, l'Espagne 13%, le Portugal 10%, les autres pays européens se partageant les 20% restants.

La France s’alimente fortement dans des pays connus pour leurs fortes exportations de bois illégal , comme le Brésil où elle atteindrait 47% du bois exploité. Au Cameroun ce taux atteint 50%, en Indonésie 73%,.

Le WWF a mené une campagne d’information en 2006 pour sensibiliser les distributeurs et le public aux essences d’arbres menacées mais les pratiques n’ont pas beaucoup évolué. Responsables, les pratiques de grand import de la distribution ou de la VPC, trop peu regardantes à l’origine de leurs achats.

Pillage et gaspillage en Amazonie

En Amazonie, le pillage de la forêt s’étend. Avec un énorme gaspillage puisque 58% du bois coupé illégalement seraient perdus et arriveraient, inexploitables sur le marché, en tant que Bois d'œuvre ou Bois d'industrie . Ils finissent en poussière, sciure, déchets, en chutes inutilisables, autrement que sous forme de bois énergie.

Il est temps que nous prenions conscience qu'au regard des émissions de CO2, ce bois ne peut être considéré comme "vertueux" au même titre que le bois issu de forêts dont la gestion durable est établie. Cette source de Bois Énergie est tout au contraire fortement émettrice de CO2 et les émissions de gaz à effet de serre liées à sa combustion doivent être comptabilisées avec des facteurs d'émissions mesurés à l'aune de leur impact réel sur le réchauffement climatique.

Il est significatif que dans sa version V 6.1 du Bilan Carbone®, l'ADEME dans le guide des facteurs d'émissions attaché à la méthode indique que:

"Il y a cependant deux cas de figure dans lequel il faut tenir compte des émissions lors de la combustion de biomasse ou de bio combustibles qui en sont dérivés :

- quand cette biomasse n’est pas replantée (cas de figure fréquent dans tous les pays tropicaux où la déforestation est pour partie liée au prélèvement de bois de feu).

- quand la culture annuelle - ou même permanente - prend place sur une parcelle qui vient d’être déforestée. Ce deuxième cas de figure se rencontre dans les pays où le couvert forestier diminue (Brésil, Indonésie, etc) et pour des cultures pouvant être utilisés pour énergétique comme la canne à sucre ou l’huile de palme,

Dans le premier des cas de figure ci-dessus, les émissions de CO2 sont incluses dans l’inventaire d’émissions. Il faut tenir compte à la fois du carbone contenu dans la biomasse brûlée, et de la perte de carbone du sol qui suivra la déforestation, ce qui en pratique consiste à rajouter 20 à 50% de supplément aux émissions de combustion."

L'UTILISATION DE CES BOIS CONTRIBUE A LA DÉFORESTATION MONDIALE QUE CE SOIT EN BOIS D'ŒUVRE, COMME EN BOIS ÉNERGIE. RAPPELONS QUE LA DÉFORESTATION EST UNE DES PRINCIPALES SOURCES D'ÉMISSIONS DE GAZ A EFFET DE SERRE AVEC PRES DE 30% DES ÉMISSIONS MONDIALES.

Philippe Dubaele

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vendredi, décembre 31 2010

LES PARADOXES DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Début décembre 2010 la Bulgarie enregistrait des records de chaleur. Tandis que la plupart des pays européens subissent un épisode de froid ces derniers jours, la situation est bien différente en Bulgarie. Sofia, enregistrait, début décembre un record de chaleur, avec une température de 21,3°c soit un degré de plus que le record enregistré par la capitale bulgare le 13 décembre 1957.

OURS POLAIRE ET RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE 1Des températures record pour décembre, ont été mesurées dans huit autres villes du centre et du sud de la Bulgarie. Les Bulgares sont habitués à des hivers froids, et début décembre, il est fréquent que les températures descendent au-dessous de zéro. Le pays a connu ces températures exceptionnellement chaudes pendant plusieurs jours, avec des températures de 22 à 23°C. Le température relevée pendant la deuxième quinzaine de décembre, était, quant à elle, beaucoup plus proche des températures habituelles.

Le reste de l’Europe connaît, un hiver beaucoup plus rigoureux, avec des précipitations neigeuses et des températures « polaires » alors qu’au Groenland les températures relevées sont anormalement et exceptionnellement élevées.

Et c’est justement ces températures élevées au Groenland qui seraient responsable du froid que nous subissons depuis quelques semaines, selon Vladimir Petoukhov, chercheur à l'Institut de recherche climatique de Potsdam.

Selon lui, le réchauffement climatique pourrait engendrer de très rigoureux hivers en Europe. La fonte des glaces de l'est arctique entraînant un réchauffement local des couches d'air inférieures, et pourrait alors être à l'origine d'importantes interférences dans les courants atmosphériques.

Ce phénomène qui pourrait mener à un sensible refroidissement des continents du nord. "Cette interférence pourrait tripler le risque d'un hiver très froid en Europe et en Asie du Nord", estime Vladimir Petoukhov, affirmant que les hivers très froids des dernières années ne sont en aucun cas en contradiction avec le réchauffement de la planète largement attesté par la communauté scientifique, bien au contraire.

Pour émettre cette hypothèse, Vladimir Petoukhov et son équipe se sont basés sur des simulations informatiques réalisées grâce au logiciel ECHAM5, qui permet d'effectuer des modèles de circulation atmosphérique. Les chercheurs se sont penchés sur la mer de Barents-Kara au nord de la Norvège et de la Russie, où une importante réduction des glaces a été observée au cours de l'hiver 2005-2006. Une période qui fut particulièrement froide en Europe.

Lorsque la glace fond à la surface des mers, celles-ci perdent de la chaleur dans l'atmosphère. Les chercheurs ont alors suivi des scénarios au cours desquels la couverture de glace de l'est arctique chute de façon constante. "Nos simulations ont fourni une réponse non-linéaire de la température de l'air et du vent face aux variations que subit la glace au-dessus des mers. Nous passons d'un réchauffement à un refroidissement et de nouveau à un réchauffement", explique Vladimir Petoukhov.

Pour lui, un changement brutal entre les différents mécanismes de circulation atmosphérique qui se produisent dans les zones subpolaires est plausible, et le réchauffement de l'air au-dessus de la mer de Barents-Kara engendre très probablement les hivers froids que connaît l'Europe. Si cette étude ne permet pas de prédire si l'hiver à venir se montrera rude, elle offre une évaluation des changements climatiques à long terme.

Source : Maxi Sciences

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lundi, décembre 13 2010

L'ACCORD DE CANCUN SUR LE CLIMAT, SURSIS AVANT UN NOUVEL ECHEC ?

L'accord conclu samedi à Cancun au terme de la 16e conférence de l'Onu sur le climat a certes insufflé un peu de vie à un processus moribond depuis l'échec de Copenhague, mais le plus dur reste à faire, puisque la question-clé de l'avenir du protocole de Kyoto a été renvoyée à plus tard.

Pour la plupart des délégués, le simple fait d'avoir trouvé un terrain d'entente au terme de ces deux semaines de discussions est déjà un succès d'envergure, à même de restaurer une confiance mise à mal l'an dernier au Danemark.

"Nous avons démontré que le multilatéralisme peut produire des résultats", s'est félicité la commissaire européenne à l'Action pour le climat, Connie Hedegaard, qui présidait le sommet de Copenhague, l'an dernier.

"Beaucoup disent que le spectre de Copenhague a été exorcisé ici", confirme Alden Meyer, membre de l'Union des scientifiques inquiets (Union of Concerned Scientists).

L'an dernier, les 194 États membres, qui se prononcent par consensus, ne se sont entendus que sur un vague projet sans objectifs chiffrés, alors qu'ils visaient un traité contraignant.

Beaucoup plus modeste, l'accord de Cancun porte sur la création d'un "fonds vert" pour aider les pays en développement à faire face aux conséquences du réchauffement, sur la protection des forêts tropicales et le partage des technologies propres.

Pour y parvenir, les négociateurs, en désaccord sur l'avenir du protocole de Kyoto qui fixe jusqu'en 2012 des objectifs contraignants aux seuls pays industrialisés, à l'exception des États-Unis, ont dû renvoyer le problème à l'année prochaine.

"LE PROCESSUS SAUVÉ, MAIS PAS LE CLIMAT"

Refusant de prolonger le protocole, le Japon, la Russie et le Canada ont réclamé un nouveau traité auquel les gros pollueurs que sont les États-Unis, la Chine et l'Inde seraient cette fois associés.

Les pays émergents et en développement estiment, eux, que les États industrialisés, historiquement responsables de l'accumulation de gaz à effet de serre, doivent faire l'effort avant qu'eux-mêmes ne s'engagent à réduire leurs émissions au péril de leur croissance économique.

EMISSIONS CO2 PAR HABITANT DANS LE MONDELes engagements des pays industrialisés ont été extraits de l'accord de samedi, ce qui a permis au Japon de ne pas s'engager à accepter que le protocole de Kyoto entre dans une deuxième phase. Les divergences restent par conséquent entières.

"Un long et difficile chemin se trouve devant nous. Peut-on en venir à bout à court terme? Je n'en sais rien", a avoué Connie Hedegaard.

L'accord de Cancun reprend une bonne part des maigres engagements pris à Copenhague. Il a toutefois été adopté à l'unanimité, moins la voix de la Bolivie, alors que celui de l'an dernier n'avait emporté l'adhésion que de 140 États membres.

"Certains avaient prédit la mort du processus mais les gouvernements ont montré qu'ils pouvaient collaborer et avancer en direction d'un accord mondial", s'est félicité Wendel Trio, de Greenpeace, avant d'ajouter: "Cancun a peut-être sauvé le processus mais pas encore le climat."

Communiqué Agence REUTERS Jean-Philippe Lefief pour le service français

Remarque Climaterra:

Après CANCUN, la 17e Conférence des Nations unies sur le réchauffement climatique aura lieu à DURBAN en Afrique du Sud en décembre 2011 avec l’espoir de nouvelles avancées dans le prolongement des accords, très embryonnaires, obtenus lors de la Conférence de Cancun. Au regard de la lenteur des avancées et des déceptions cumulées depuis Copenhague, je suggère pour 2012 d'organiser la 18éme conférence au pays du père Noël. Qui sait? Il suffit, paraît il d'y croire!!

Philippe Dubaele

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mardi, novembre 23 2010

LES EMISSIONS DE CO2 ATTEINDRONT UN NIVEAU RECORD EN 2010

Les émissions de dioxyde de carbone dans le monde entier ont légèrement diminué en 2009 mais devraient atteindre un niveau record cette année, notamment du fait du dynamisme des économies chinoises et indiennes, à en croire une étude rendue publique par Global Carbon Project.

Selon ce consortium international d'organismes de recherches, les émissions de C02 en 2009 ont été de 1,3% inférieures à celles de 2008, du fait de la crise financière internationale. Toutefois, la baisse a été deux fois moins importante que ce qui avait été prévu voici un an.

EMISSIONS CO2 PAR HABITANT 2006

"La vraie surprise, c'est que nous nous attendions à un recul plus important - en termes d'émissions produites par des combustibles fossiles - dû à la crise financière", explique Pep Canadell, directeur de Global Carbon Project et coauteur de l'étude, publiée lundi dans la dernière livraison de la revue Nature Geoscience.

Canadell indique d'autre part que les nouvelles statistiques et la diminution du recul des forêts tropicales montrent que les émissions dues à la déforestation ont baissé et représentent aujourd'hui 10% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, alors que des études antérieures parlaient de 12 à 17%.

Les émissions dues aux combustibles fossiles devraient augmenter de plus de 3% cette année si la croissance économique reste conforme aux prévisions, déclare d'autre part Canadell.

Source : Agence REUTERS 21 novembre 2010

Remarque CLIMATERRA : A la veille de Cancun, nous apprenons que les émissions de CO2 n'ont jamais été aussi élevées que cette année. ll est évident qu’après « la douche froide de Copenhague », il règne un grand scepticisme sur les retombées attendues du sommet mondial des nations (conférence de l’ONU sur le climat) qui s’ouvre prochainement à Cancun (29 novembre au 10 décembre).

Quelques jours avant ce sommet s’est tenu, à Mexico, le premier Sommet mondial des maires sur le climat. Michel Delebarre, député-maire de Dunkerque, y représentait le Comité des régions européennes, six mois après avoir accueilli, à Dunkerque, la 6e Conférence européenne des villes durables.

Gageons que les collectivités territoriales sauront jouer un rôle moteur dans la lutte contre le réchauffement climatique et que leur pugnacité dans ce combat ne faiblira pas dans les années à venir

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samedi, novembre 13 2010

LES PAYS EMERGENTS EMETTENT DE PLUS EN PLUS DE CO2 ET LES PAYS RICHES DE MOINS EN MOINS !!

LE POIDS CROISSANT DES ÉMERGENTS COMPLIQUE LA DONNE CLIMATIQUE

La hausse des émissions de gaz à effet de serre (GES) en Chine et dans d'autres pays émergents réduit peu à peu la responsabilité historique des pays riches dans le réchauffement de la planète, ce qui pourrait compliquer la conférence de Cancun sur le climat qui s'ouvre à la fin du mois.

CO2 EMISSIONS MONDIALESWashington affirme qu'un "Mur de Berlin" injuste sépare un groupe de 40 pays industrialisés sommés de réduire fortement leurs émissions de GES à l'horizon 2020, et les autres pays qui n'auront comme obligation que de ralentir la progression de leurs propres émissions dans le même délai. Ces principes ont été arrêtés dans la convention climatique adoptée lors du sommet de la Terre à Rio en 1992. Les quarante, représentant un cinquième de la population mondiale, ont été classés dans l'"annexe 1". Ils doivent être les premiers à réduire leurs émissions de GES car on considère qu'ils ont été les premiers à nourrir le réchauffement en consommant la majeure part des énergies fossiles depuis la Révolution industrielle.

Mais la conférence de Cancun, du 29 novembre au 10 décembre, devrait être le théâtre d'appels plus insistants en faveur de la création d'une nouvelle échelle de responsabilités afin de refléter le poids croissant de pays comme la Chine, l'Inde ou le Brésil depuis 1992. "Les émissions des pays en développement, en particulier celles de la Chine et de l'Inde, sont dans le haut de la fourchette" des projections dans un rapport des Nations unies de 2007 qui sert de référence aux gouvernements, souligne Niklas Höhne, du cabinet d'études sur le climat Ecofys.

"Mais en termes d'émissions par tête, c'est une tout autre affaire. La Chine est à peu près dans la moyenne mondiale et reste quatre fois plus faible que les Etats-Unis", dit-il.

NOUVEAU PARADIGME

La hausse des émissions de GES dans de nombreux pays émergents, conséquence d'une croissance économique rapide qui réduit la pauvreté - une priorité de la communauté internationale -, contraste avec leur baisse dans de nombreux pays riches, favorisée par la crise économique. Plus les années passent, plus la proportion des émissions de GES par les pays industrialisés baisse.

Dans un discours prononcé le mois dernier, l'émissaire américain sur le climat, Todd Stern, évoquait la nécessité de définir un "nouveau paradigme" étant donné que les pays développés ne représentent plus aujourd'hui que 45% des émissions de GES, une proportion qui tombera à 35% d'ici 2030. Il soulignait que, en chiffres cumulés, la Chine était passée devant la Russie en tant que deuxième pays émetteur derrière les Etats-Unis, et dépassait la France en niveau d'émissions par tête. Plusieurs analystes jugent toutefois que les appels de Todd Stern sont un peu prématurés.

"Il est un peu tôt" pour parler d'un grand transfert de responsabilité, estime Susanne Dröge, directrice de recherches sur les questions mondiales à l'institut allemand pour les affaires internationales et de sécurité. Celle-ci pense que Washington cherche à détourner l'attention de ses propres lacunes en matière de lutte contre le climat. Malgré les espoirs du président Barack Obama, les Etats-Unis n'ont pas adopté de loi pour réduire les émissions de GES et la large victoire des républicains aux élections de mi-mandat, le 2 novembre, a renvoyé l'idée aux calendes grecques.

LA CHINE RATTRAPE LA FRANCE

Terry Barker, directeur du centre de Cambridge sur le climat, estime que la croissance plus forte que prévu des pays émergents signifie que ces derniers devront avancer d'un an ou deux leurs projets de réduction des émissions de GES, "s'ils sont sérieux quant à la réalisation de leurs objectifs".

Des pays comme Singapour ou la Corée du Sud ont depuis longtemps dépassé le niveau d'émissions par tête de certains des 40 pays de l'annexe 1, comme l'Australie ou la Russie. Mais les pays en développement redoutent de perdre de leur influence s'ils se retrouvent divisés.

Certains experts jugent exagéré de déclarer, comme Todd Stern, que la Chine a dépassé la France en termes d'émissions par tête. Stern ne précisait pas à quel type d'émissions il faisait référence, mais le critère le plus facile à évaluer est celui des émissions de gaz carbonique liées à la production d'énergie. Selon les statistiques du groupe BP pour 2009, le niveau de la France était de 6,3 tonnes par tête et celui de la Chine de 5,6 tonnes. L'écart est grand, mais le rythme de croissance de la Chine reste impressionnant. Le pays connaîtra, d'après les projections de l'OCDE, une croissance de 11,1% en 2010 et de 9,7% en 2011.

Agence REUTERS Jeudi 11 novembre, 17h35

Alister Doyle

Jean-Stéphane Brosse pour le service français

Remarque CLIMATERRA: Je ne sais s'il est temps d'envisager un nouveau paradigme, mais ce que l'on peut constater avec certitude, c'est que la crise n'est certainement pas la seule raison aux baisses des émissions de CO2 dans les pays riches. Si l'Inde et la Chine, pour ne citer que ces deux pays émettent beaucoup plus de CO2 que par le passé, c'est aussi parce que les pays riches, dans le souci d'augmenter les profits, ont grandement contribué à faire de ces pays "les ateliers du monde", notamment en délocalisant leur production. Pour équilibrer la balance, il me paraîtrait équitable d'attribuer aux pays respectifs les parts d'émissions de CO2 liées aux commandes passées par ces pays dans les pays émergents. Je pense que l'on arriverait là à une distribution des responsabilités d'émissions de GES plus juste.

Il y a une certaine hypocrisie à passer de plus en plus de commandes dans les pays émergents et d'accuser dans le même temps ces pays d'émettre de plus en plus de CO2

Philippe Dubaele

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