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TIC ET DEVELOPPEMENT DURABLE

Comment contribuer à développer des activités "développement durable" grace aux TIC

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vendredi, juillet 31 2009

Comment les TIC sont prises en compte dans les programmes opérationnels régionaux- (PO FEDER) 2007-2013

Comment les TIC sont prises en compte dans les programmes opérationnels régionaux - (PO FEDER) 2007 – 2013

L’examen des différents programmes opérationnels des régions françaises fait apparaître une très grande diversité de prise en compte des TIC dans les projets de développement.

CLAVIER Les programmes opérationnels présentés par chacune des régions françaises de métropole et d’outre-mer répondent à un cadre fixé en première instance par l’Union Européenne au travers d’orientations stratégiques communautaires (OSC) et des stratégies de Lisbonne et de Göteborg déjà plusieurs fois évoquées.

Pour garantir la cohérence des programmes de développement régionaux et aussi pour faciliter la tâche des acteurs locaux chargés de leur déclinaison régionale, les services de l’État (et notamment la DIACT) ont élaboré un cadre de référence, le CRSN (cadre de référence stratégique national) et d’autres documents stratégiques comme le PASER (plan d’action stratégique de l’État en région).

Bien entendu, chacune des régions s’est aussi appuyée sur la consultation régionale d’acteurs publics et privés, qui a donné lieu à des schémas régionaux d’aménagement couvrant des secteurs plus ciblés (transport, tourisme, social, etc).

Sur la base du CRSN, on retrouve naturellement des enjeux communs dans les différents programmes opérationnels régionaux (PO). Mais les régions françaises étant fort différentes par leurs atouts, leurs faiblesses, les opportunités de développement local ou les menaces à surmonter, les mêmes stratégies de développement sont déclinées en objectifs très divers. C’est le cas en particulier pour la prise en compte des TIC dans chaque PO.

Bien entendu, la préoccupation du développement de réseaux à haut débit et de l’Internet accessible est dans tous les PO mais la programmation 2007-2013 a fait émerger des objectifs de développement des usages. Les PO mentionnent tous le développement de l’Internet au service des entreprises (PME, TPE) et des particuliers, pour accéder à des services au public et à de nouveaux services culturels, etc.

Ensuite, les objectifs des PO sont plus diversifiés. Les TIC sont sollicitées pour contribuer à la mise en place de nouveaux services apportés aux habitants par les collectivités (e-administration) et aussi pour compenser des handicaps géographiques. Dans le même ordre d’idée, certains PO mentionnent le recours aux TIC de façon déterminante dans le cadre de formations (e-learning) ou comme auxiliaires de soutien scolaire.

Les TIC apparaissent dans de nombreux PO comme sources d’emplois nouveaux. Quand elles sont bien intégrées dans l’économie régionale et ORDINATEUR BAMBOUqu’elles fournissent déjà des contingents importants d’emplois, les PO proposent de poursuivre cette croissance par le développement d’une industrie des contenus, des logiciels, de pôles spécifiques (ex pôle Image, e-design, industries de la communication). Les TIC sont aussi sollicitées pour contribuer à l’amélioration de la compétitivité régionale, notamment quand elles font appel à l’innovation, dans le cadre plus général de l’avènement d’une économie de la connaissance.

Les TIC sont appelées pour relever des défis cruciaux, tels que le renforcement de l’attractivité régionale de zones rurales en dehors des grands voies de circulation ou l’attractivité urbaine dans des zones en difficulté. Ainsi, le développement du télétravail, des télécentres (avec outils de vidéoconférence) et des téléactivités, fortement soutenu dans le PO de certaines régions. Même recours aux TIC dans quelques PO pour compenser un déficit de services dans des zones jugées comme peu attractives par les professions médicales (services dans les maternités, actions de prévention, diagnostic).

Les TIC sont aussi impliquées dans les problèmes environnementaux actuels et leur déclinaison régionale, notamment en matière de mobilité, pour contribuer à des solutions innovantes d’intermodalité, de recours aux transports alternatifs, pour réduire l’intensité du trafic routier et les difficultés de circulation, voire les conflits d’usage.

Plusieurs PO traduisent la perception de certaines régions que les TIC peuvent jouer un rôle déterminant en matière d’innovation, technique ou non : expérimentation d’organisations innovantes dans les entreprises (dont services nomades, plates-formes collaboratives), convergence de différents services à base de TIC, expérimentation en matière sociale, projets culturels innovants … Certains PO encouragent le recours aux TIC pour évoluer vers de nouveaux modes de « vivre ensemble » et de « travailler ensemble », pour contribuer à une meilleure gouvernance locale et à une meilleure cohésion sociale.

Constat surprenant, seul un petit nombre de PO mentionne les TIC comme outils de coopération entre territoires, qu’il s’agisse de créer plus de synergie entre des EPCI d’une même région ou de s’appuyer sur d’autres dispositifs européens de coopération transnationale et de cofinancement (INTERREG A pour les régions frontalières mais aussi INTERREG B pour les autres et INTERREG C pour toutes). Les PO mentionnent aussi (mais souvent sans approfondir) le recours à d’autres fonds structurels en appui du FEDER sur certains projets, comme le FSE, voire le FEDER. La coopération interrégionale est également peu présente dans les PO, sauf quand la position géographique de la région la rend incontournable.

Cependant, le terme de synergie est souvent associé aux TIC dans les PO : synergie entre recherche et entreprises, contribution au développement de clusters, outil facilitateur de transfert de technologies.

Au delà de ces différents objectifs, il se dégage bien un rôle important confié aux TIC pour le développement durable des régions françaises.

Communiqué ACIDD http://www.acidd.com/UPLOAD/article/pages/798_article.php

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vendredi, juillet 24 2009

IMPACT ECOLOGIQUE ET CYCLE DE VIE D'UN ORDINATEUR

IMPACT ECOLOGIQUE ET CYCLE DE VIE D’UN ORDINATEUR

RECYCLAGE ORDINATEURS Force est de constater que nous ne connaissons que très partiellement l’impact écologique de notre ordinateur et plus généralement l’impact lié aux TIC. Probablement de manière inconsciente, nous pensons que la dématérialisation et la transmission de fichiers, documents, plans, informations etc. constituent la seule façon de ne pas émettre de gaz à effet de serre en la matière.

Il est un fait que les fabricants ne nous donnent aucune information sur le sujet. Pour faire un parallèle avec le monde de l’automobile, nous ne voyons plus aucune publicité pour une voiture de telle ou telle marque, sans l’indication du nombre de grammes de CO2 émis par km parcouru.

Sauf erreur de ma part, on a encore jamais vu une publicité, vantant les mérites d’un modèle d’ordinateur avec, par exemple, comme indication supplémentaire dans les caractéristiques techniques : x milligrammes de CO2/heure.

Si cette information figurait, à l’instar de ce qui se pratique pour l’automobile, elle ne tiendrait évidemment pas compte que des émissions de CO2 liées à l’énergie consommée pendant le temps de fonctionnement (ou les kms parcourus pour la voiture)

Un bien d’équipements ne peut être réduit (qu’il soit ordinateur, voiture ou autre), en termes de mesure de ses émissions de CO2 qu’aux seules émissions nécessaires à son fonctionnement.

L’industrie manufacturière qui le fabrique, a besoin pour ce faire de

  • Consommer de l’énergie**
  • Utiliser des plastiques
  • Utiliser des métaux ferreux et non ferreux
  • Générer du fret entrant et sortant ***
  • Générer des déplacements de personnels, clients, fournisseurs etc.


** Quelques chiffres : selon une étude d’Eric Williams publiée par Kluwers Academic Publishers, dans un rapport intitulé « Computers and the Environment ; understanding and managing their impacts », il faut :

  • Utiliser 94 kg d’énergie fossile pour fabriquer un ordinateur
  • Utiliser 27 kW d’énergie électrique pour la fabrication des circuits imprimés nécessaires à la réalisation d’un ordinateur


*** Un PC de base comporte entre 1500 et 2000 composants issus du monde entier, et transportés la plupart du temps par voie aérienne (soit avec le taux d’émissions de CO2 le plus élevé qui soit dans le monde des transports). Une étude réalisée par le fabricant de téléphone NOKIA, estime l’impact écologique du transport des pièces nécessaires à la fabrication d’un téléphone portable à 5% de l’impact global du dit téléphone.

Par ailleurs à la fin de sa vie, si notre ordinateur n’est pas réutilisé, ce qui lui assurerait une seconde vie, il DECHETS INFORMATIQUESdeviendra un déchet dont le traitement générera de nombreuses émissions de CO2 liées au traitement de fin de vie de ce déchet.

La durée d’utilisation d’un ordinateur a considérablement chuté au cours de la dernière décennie, passant de 6 ans en 1997, à 2 ans en 2005 et cette situation est particulièrement préoccupante. Cette durée d’utilisation ne correspond en rien à sa durée de vie potentielle qui est elle, beaucoup plus longue.

Elle s’explique par le fait que les générations d’appareils, avec des performances accrues, se succèdent à un rythme de plus en plus élevé, rendant obsolète, au moins dans l’esprit de l’utilisateur, l’appareil qu’il a acquis quelques mois plus tôt.

Or, pour diminuer l’impact carbone de mon ordinateur, je dois le faire durer, et non pas, le « jeter » au bout de 2 ans d’utilisation. Plus sa durée de vie sera longue, plus son impact écologique sera faible

Une des réflexions, parmi les plus importantes à mener en ce domaine, est à mon sens : Comment donner une deuxième vie à mon ordinateur ?

Même si le coût d’un ordinateur a considérablement baissé ces dernières années, il existe encore beaucoup de nos concitoyens qui n’ont pas les moyens d’accéder à cet achat. Certaines associations récupèrent ces ordinateurs, les reconditionnent si besoin est, et les proposent, moyennant un prix très souvent dérisoire.

Ces actions sont souvent menées de pair avec les travailleurs sociaux, des associations de quartier qui assurent une aide à la formation, des bailleurs sociaux, des collectivités etc.

Ces équipements ainsi mis à la disposition des plus défavorisés, contribuent à réduire la fracture numérique, notamment :

  • En luttant contre l’illettrisme.
  • En donnant l’accès à des contenus culturels
  • En aidant aux devoirs
  • En contribuant à l’insertion par l’économie etc. etc.

Je suggère à toutes les collectivités, à toutes les entreprises, ainsi évidemment qu’à tous les citoyens d’augmenter la durée d’utilisation de leurs ordinateurs, ce qui a pour effet immédiat de diminuer les émissions de gaz à effet de serre liées à l’amortissement de ces équipements, et de manière corollaire à la gestion de leur fin de vie.

Par ailleurs, une fois que la décision de changement de l’ordinateur ou du parc informatique est effectivement prise, pourquoi ne pas contacter une de ses associations qui saura, à la fois redonner une seconde vie à votre machine, générer de l’activité économique pour les personnes en charge de cette activité, contribuer à réduire la fracture sociale et la fracture numérique et contribuer à baisser significativement nos émissions de gaz à effet de serre.

Un beau projet de développement durable !!

Quelques associations qui récupèrent et rénovent le matériel informatique, il en est d’autres :

www.ateliers-du-bocage.com

http://www.clubnumeric.org/

http://www.mr-r.fr/recyclage.html

Voir projet « tous connectés » à Poitiers dont l’AMO était EQUITIA

http://www.aflimagerie.com/equitia/

Philippe Dubaele

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jeudi, juillet 23 2009

GRENELLE 1: QUEL IMPACT POUR LES TIC

Grenelle 1 : quel impact pour les TIC ?

ORDINATEUR BAMBOULa loi Grenelle 1 porte essentiellement sur :

- les économies d’énergie (bâtiments et transports),

- la production d’énergie à partir de sources primaires renouvelables,

- la recherche dans le domaine du développement durable,

- la préservation de la biodiversité et d’une bonne qualité écologique de l’eau,

- une agriculture et une sylviculture durables,

- la gestion intégrée de la mer et du littoral,

- la prévention des risques, pour l’environnement et la santé, liés aux déchets

- et l’exemplarité de l’état.

L’informatique, et plus généralement les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) n’apparaissent directement que dans l’article 37 de la loi qui indique que “L’Etat veillera à la mise en place de dispositifs de surveillance et de mesure des ondes électromagnétiques menés par des organismes indépendants accrédités. Ces dispositifs seront financés par un fonds indépendant alimenté par la contribution des opérateurs de réseau émettant des ondes électromagnétiques”.

Les acteurs des TIC seront cependant doublement impactés. D’une part, l’article 41 sur les déchets réaffirme le principe, déjà validé par l’Europe, de privilégier d’abord le recyclage sur la valorisation matière, et la valorisation matière sur la valorisation énergétique. En d’autre terme, les PC et autres téléphones devront intégrer de plus en plus de matières premières issues de la collecte de déchets d’équipements électrique et électroniques (DEEE). De quoi pousser les fabricants à travailler en boucle fermée.

D’autre part, la plupart des mesures fiscales incitatives reposent sur des réductions de dépense énergétique, donc l’optimisation de processus existants dans un premier temps. Un domaine dans lequel les outils de simulation numérique et d’optimisation de tournée (green supply chain par exemple) et de mise en cohérence et de monitoring des flux (green building) ont un rôle crucial à jouer. Sans parler des outils de réunion et de travail à distance. Et toutes les déclinaisons métier : agriculture, etc.

Bref, la loi Grenelle 1 met indirectement l’accent sur les aspects métier du Green IT. L’adoption du projet de loi Grenelle 2 débutera en septembre prochain.

EN ANNEXE A TELECHARGER: LE TEXTE ADOPTE PAR LE SENAT

Source : green IT.fr http://www.greenit.fr/article/juridique/grenelle-1-quel-impact-pour-les-tic

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vendredi, mai 15 2009

AMENAGEMENT NUMERIQUE ET DEVELOPPEMENT DURABLE DES TERRITOIRES

Aménagement numérique et développement durable des territoires"

A l’occasion du colloque « Aménagement numérique et développement durable du territoire » organisée par la DIACT, en mars 2009, en partenariat avec le Commissariat général au développement durable du ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire, et en association avec ACIDD, ont été présentées les 37 propositions suivantes

ORDINATEUR BAMBOU * Proposition 1 : impliquer les élus de proximité (communes, intercommunalités) sur le sujet du très haut débit, par exemple au moyen d’un guide des bonnes pratiques pour « préparer le déploiement du très haut débit au service du développement durable des territoires ».

  • Proposition 2 : imaginer le système de solidarité nationale qui permettrait le déploiement du très haut débit pour tous, y compris dans les territoires les plus ruraux.
  • Proposition 3 : préparer des outils et un cadre méthodologique pour faciliter la concertation locale autour des questions d’aménagement numérique des territoires (implantation des pylônes de téléphonie mobile, travaux de génie civil, réutilisation des emprises existantes sur le domaine privé, etc.).
  • Proposition 4 : pour les communes les plus rurales ou les zones de rénovation urbaine, étudier les conditions d’une mutualisation des équipements et des dispositifs d’accompagnement permettant de réunir en un même lieu Espace Public Numérique (EPN), Relais Service Public (RSP) équipé de visio-guichets de services public, télé centre et espace de « co-working », salles de téléréunions, centre d’information jeunesse, médiathèque, etc.
  • Proposition 5 : préparer les EPN à l’évolution des usages du numérique, notamment à l’évolution des services aux publics, en étudiant les nouveaux besoins de la population (dans le domaine de la santé, de l’éducation, du développement durable, du travail à distance, de la coproduction culturelle, etc.).
  • Proposition 6 : dans la perspective d’un accroissement très important des retraités dans les territoires périurbains et ruraux, préparer une stratégie nationale, déclinable localement sur le thème « bien vieillir dans les territoires grâce aux technologies numériques ».
  • Propositions 7 : faire des EPN actuels ou en projets des lieux exemplaires et des lieux « vitrines » du développement durable (construction HQE, affichage des consommations énergétiques, alimentation par des technologies alternatives, ordinateurs recyclés, ateliers pédagogiques sur le développement durable, équipement en systèmes de visioconférence, etc.).
  • Proposition 8 : développer la sensibilisation et la formation aux outils de travail collaboratifs, en particulier vis-à-vis des publics scolaires, des personnes en recherche d’emplois et des PME/TPE.
  • Proposition 9 : mettre en place des schémas régionaux ou interrégionaux de développement du télétravail associant l’ensemble des acteurs (Etat, collectivités locales, chambres consulaires, organisations professionnelles et syndicales, etc.).
  • Proposition 10 : renforcer le maillage des territoires en télé centres, en lien avec le maillage en espaces publics numériques et en site de services aux publics.
  • Proposition 11 : aider les collectivités locales à se doter d’installations performantes de visioconférence pour encourager les réunions à distance (« e-substitution ») et le développement de l’enseignement à distance, et faire connaître en régions ces sites mutualisés de visioconférence.
  • Proposition 12 : mener une campagne d’information auprès des acteurs des territoires et des gestionnaires publics et parapublics de bâtiments pour faire connaître les outils numériques de mesure et d’affichage des consommations énergétiques, notamment les outils de type web 2.0.
  • Proposition 13 : inciter à la mise en ligne par les acteurs territoriaux de la consommation (énergie, eau...) des bâtiments, notamment des bâtiments CLAVIERouverts au public, par typologie, par service.

De manière générale, pour réduire leurs consommations et par exemple exploiter tout le potentiel de ces technologies numériques de mesure et d’affichage des consommations, les territoires ont besoins de compétences croisées d’énergéticien et de gestionnaire (ou « Energy Managers »). Peu nombreux, ces spécialistes se tournent plutôt vers le secteur privé en raison de l’attractivité des salaires. De plus, dans la gestion de leur patrimoine immobilier, les acteurs publics manquent de compétence pour prendre en compte les coûts de gestion dans les procédures de conception et les appels d’offre associés. Les besoins du personnel et les usagers sont peu pris en compte dans ces étapes.

  • Proposition 14 : adapter la filière de formation professionnelle des agents territoriaux, ou créer des formations professionnelles spécifiques, pour développer et améliorer les compétences de gestion/conception, notamment dans le domaine énergétique (profils de type « Energy Managers »).

Au-delà de ces premières étapes, l’efficience sera maximale lorsque l’information touchera l’utilisateur direct, de manière réactive, associée à des pistes d’amélioration adaptées. Cela concerne notamment les parcs HLM.

  • Proposition 15 : inciter à une information proactive des gestionnaires publics à destination des usagers (services administratifs, familles en HLM) sur les consommations et l’associer à des pistes d’amélioration personnalisées (gestion de la température) selon des paramètres mesurés par les capteurs.

Il est très difficile, pour les acteurs territoriaux, d’expérimenter les technologies récentes, telles que celles présentées ici, alors même qu’elles sont susceptibles de leur apporter un bénéfice direct. La réglementation très stricte en matière d’appel d’offres ne le permet pas toujours.

  • Proposition 16 : déterminer un cadre juridique permettant plus aisément de lancer des expérimentations dans les territoires.
  • Proposition 17 : développer et fiabiliser l’offre d’informations multimodales de transport de voyageurs et l’information de l’impact de ces modes de transport sur l’environnement.
  • Proposition 18 : développer et fiabiliser l’offre d’information de traçage de la marchandise transportée.
  • Proposition 19 : affiner les systèmes de gestion de la circulation urbaine et de gestion des flottes de véhicules, par une détection intelligente des véhicules en mouvement.

Les déplacements domicile-travail en voiture, source importante d’émission de gaz à effet de serre, peuvent être diminués par des communications électroniques performantes entre les lieux d’habitation et de travail, qui évitent de devoir se déplacer tous les jours et aux heures de pointe. De même, les outils de téléconférence ou de télé présence doivent être généralisés dans les entreprises et les organisations pour réduire le nombre de déplacements lors des réunions.

  • Proposition 20 : favoriser les investissements massifs des entreprises et des organisations publiques en outils performants de télé présence et de téléconférence.
  • Proposition 21 : faire connaître via les réseaux et sites d’information des acteurs publics ou privés le domaine de l’écologie industrielle et l’intérêt qu’il présente pour les entreprises et les territoires, valoriser les initiatives existantes au plan national (OREE, PFEI, ARPEGE, COMETHE...) et à l’international, notamment les outils et sites d’information existants.
  • Proposition 22 : soutenir les collectivités dans la mise à disposition de moyens d’information et d’outils numériques pour la réalisation d’inventaires territoriaux des flux de matière et d’énergie et pour l’animation de projets d’écologie industrielle. Favoriser l’association des chambres consulaires à la mise en place de tels outils.
  • Proposition 23 : poursuivre/ favoriser la mise en place d’une Prime d’Aménagement du Territoire « développement durable » dans le cadre de l’implantation d’activités pouvant jouer un rôle clé dans la constitution d’une « symbiose industrielle » locale.
  • Proposition 24 : inciter et accompagner les opérations d’équipement des ZAE en Très Haut Débit. Poursuivre la mise en place d’un label « ZA très haut débit développement durable ».
  • Proposition 25 : intégrer à la formation continue et dans les filières de formation professionnelle de l’administration une réflexion sur les outils d’information au service d’une approche systémique des ressources territoriales.
  • Proposition 26 : fédérer les grands acteurs du numérique et du développement durable autour de ce projet afin de constituer un groupe de travail « Agenda21 2.0 » (impliquant le responsable Agenda21 du MEEDDAT, le Comité21 - Observatoire des Agenda21...).
  • Proposition 27 : identifier et mettre en oeuvre des actions de sensibilisation des élus et responsables territoriaux aux enjeux de l’utilisation des outils web 2.0 pour le développement durable.
  • Proposition28 : concevoir la boîte à outil « Agenda21 2.0 » pour appuyer les collectivités territoriales dans leurs projets de gestion de l’environnement, d’efficacité énergétique ou encore d’animation de la vie dans les territoires.
  • Proposition 29 : alimenter avec la boite à outil « Agenda21 2.0 » les réflexions des organisations nationales et locales (publications du MEEDDAT – livre ACTION à destination des élus, Comité21...)
  • Proposition 30 : organiser un prix national des initiatives numériques en faveur du développement durable territorial

•fédérer les grands acteurs du développement durable, du développement numérique des territoires et les associations d’élus et de collectivités territoriales en vue d’encourager « l’innovation numérique et durable des territoires » par l’organisation d’un prix national ; •mettre en place un comité de pilotage pour définir les critères de sélection, les grilles d’évaluation des projets et les modalités (prix récompensant les projets primés, cadre le plus adéquat pour la remise de ces prix, calendrier, etc.).

  • Proposition 31 : identifier et mettre en oeuvre des actions de sensibilisation des élus et responsables territoriaux aux perspectives apportées par ces technologies.
  • Proposition 32 : créer un conseil du design territorial en associant réseaux de collectivités et tous types de compétences et d’acteurs, y compris les laboratoires de recherche et les écoles de design. Ce conseil fera le lien avec les travaux très riches menés à l’international (notamment les outils de prévision et prospective de l’Agence européenne de l’environnement, méconnus en France). Un concours pourrait être organisé pour lancer ce projet. Il pourrait faire l’objet d’un appel à projets DIACT et MEEDDAT.
  • Proposition 33 : fédérer les acteurs et étudier les modalités de l’établissement de ce conseil et le type d’appui que pourront apporter les territoires (accueil de résidences d’innovateurs des territoires, etc.).
  • Proposition 34 : encourager au niveau national et local les projets expérimentant les méthodes de travail en réseau et en coproduction (comme le fait l’Europe).
  • Proposition 35 : sensibiliser les organismes publics et privés de formation des acteurs territoriaux au besoin de formation croisée numérique / développement durable.
  • Proposition 36 : fédérer ces acteurs autour de la création et de l’animation d’un comité pédagogique national afin de définir des contenus de formation partagés.
  • Proposition 37 : mettre en oeuvre les partenariats avec les organismes internationaux intéressés par ces sujets (Banque mondiale, Europe, Union pour la Méditerranée...).

Philippe DUBAELE

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