CHAUFFAGE AU BOIS AU CANADA

En France, le bois énergie a le vent en poupe. Notre pays a peu de retours d'expériences sur les réels impacts environnementaux de cette énergie largement subventionnée et promue depuis quelques années. Le bois énergie est il aussi inoffensif pour la santé humaine que l’on veut bien nous le dire ? S’agit-il de l’énergie de demain, « propre », « neutre en CO2 » que l’on nous décrit ?

Il m’a paru intéressant de regarder du côté des pays qui utilisent le bois comme source d'énergie de chauffage depuis très longtemps afin de connaître leur opinion à ce sujet.

J’ai souhaité commencer ce tour du monde par le Québec et vous trouverez ci après une reproduction fidèle de ce que le ministère de l’environnement québécois donne comme informations sur son site officiel. (http://www.mddep.gouv.qc.ca/air/chauf-bois/)

Source : Ministère de l’environnement du Québec

LE CHAUFFAGE AU BOIS

Pour la plupart d’entre nous, un feu de foyer signifie une soirée tranquille à se relaxer, à contempler les mille et une lueurs de la flamme dansante en écoutant avec ravissement le crépitement des bûches dans la cheminée...

MAIS A QUEL PRIX?

BOIS QUEBEC 3Qu’elles proviennent d’un poêle à bois, d’un foyer ou d’un feu de camp, les fumées qui s’en dégagent ne sont pas aussi « inoffensives » qu’on voudrait bien le croire. Selon Environnement Canada, un poêle à bois non certifié émet autant de particules fines dans l'atmosphère en neuf heures qu'un poêle certifié fonctionnant soixante heures ou une automobile de type intermédiaire parcourant 18 000 km en un an.

Le chauffage au bois représente une source importante de contaminants dans l’atmosphère : monoxyde de carbone (CO), composés organiques volatils (COV), particules fines (PM2,5), oxydes d’azote (NOx) et hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). La fumée dégagée par la combustion du bois est présente à l’extérieur comme à l’intérieur des maisons.

Dans les quartiers où le chauffage au bois est répandu, l'exposition aux contaminants provenant de la fumée des cheminées peut avoir des effets néfastes sur la santé des résidents.

LA SITUATION AU QUEBEC

Au Québec, le chauffage au bois résidentiel est responsable de la moitié des émissions de particules fines provenant des activités humaines. Sur le plan local, la contribution à la pollution causée par ce type de combustion peut être beaucoup plus importante.

À titre d’exemple, une campagne d’échantillonnage sur le chauffage au bois réalisée en 1999 sur l’île de Montréal par la Communauté urbaine de Montréal (CUM) a montré qu’en hiver, dans un quartier résidentiel, les concentrations de COV, de particules fines et de HAP étaient souvent supérieures à celles mesurées dans le centre-ville de Montréal.

Sous certaines conditions météorologiques, les concentrations de contaminants dans l’air ambiant peuvent atteindre des niveaux élevés dans certains quartiers. Ce genre de situation peut survenir dans de nombreux endroits au Québec.

Le nombre d’installations de chauffage au bois est en progression au Québec. Les données de Statistique Canada montrent que le nombre de logements dans lesquels on a recours au chauffage au bois a augmenté d’environ 60 % de 1987 à 2000. Durant cette même période, l’augmentation du nombre de logements était de moins de 20 %.

EFFETS DE LA FUMEE SUR LA SANTE

Les particules émises par le chauffage au bois sont de très petite taille, soit moins de 2,5 microns, ce qui leur permet de pénétrer profondément dans les voies respiratoires et de nuire à leur fonctionnement.

Effets potentiels sur la santé de certains contaminants issus de la fumée de bois lorsque leur concentration est trop élevée dans l’air

BOIS QUEBEC 1

Ces effets peuvent être plus ou moins accentués selon la sensibilité des personnes. Les enfants très jeunes, les personnes âgées et celles souffrant d’asthme, d’emphysème ou de problèmes cardiaques sont les plus sensibles à la pollution de l’air. L'air intérieur

En plus d’émettre des contaminants dans l’air extérieur, les appareils de combustion du bois peuvent modifier la qualité de l’air des habitations lorsqu’une partie des gaz de combustion et des particules fines reviennent à l’intérieur.

Ces fuites à l’intérieur de la maison seront plus ou moins importantes selon le type d’appareil utilisé, la qualité de son installation et les façons de le faire fonctionner. Une étude de la Direction de la santé publique de Montréal-Centre a montré que les personnes qui utilisent un poêle à bois présentent dans leur urine des concentrations plus élevées de contaminants que celles n’ayant pas de poêle à bois.

La combustion du bois constitue donc une source d’exposition supplémentaire à des substances toxiques à l’intérieur des maisons.

QUE FAIRE?

Pour limiter votre exposition aux contaminants provenant du chauffage au bois, vous pouvez effectuer les gestes suivants

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Les solutions proposées par l'aministration Québecoise, pour limiter les impacts environnementaux liés à la combustion du bois, n'appartiennent qu'à elle et il n'est pas dans mon propos ici de les commenter.

Je souhaite par contre attirer l'attention des élus, décideurs, bailleurs sociaux, et de "Monsieur tout le monde" sur la réalité de cette énergie, vue par d'autres pays du monde.

Aucune énergie ne présente une inocuité totale au regard de l'environnement et le bois énergie pas plus que tout autre (et peut etre moins que tout autre). Au cours de sa croissance l'arbre agit comme un filtre extraordinaire qui "absorbe" de nombreux polluants et métaux lourds et il est absolument évident qu'il les "restitue" lors de sa combustion.

Il apparaît que la France, et probablement d'une manière plus générale l'Europe, ne veuille considérer la question du bois énergie que sous l'aspect "réduction des émissions de gaz à effet de serre", sans tenir compte des autres impacts environnementaux de la combustion du bois (pourtant connus par les rapports annuels du CITEPA sur la qualité de l'air)

Nous verrons au cours d'autres articles que tous les pays* n'adoptent pas la même manière de comptabilisation des gaz à effet de serre liés à la combustion du bois et que des études récentes viennent également contredire l'idée que la biomasse a un impact nul, en matiére de GES, et notamment à cause de l'agriculture et de la sylviculture intensives.

  • C'est par exemple le cas de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements

Climatiques (CCNUCC)

Philippe Dubaele

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