Plus on est nombreux, plus on consomme et plus on pollue: malgré les efforts, notamment ceux de l'industrie, la France n'a pas réussi, entre 1990 et 2007, à réduire le volume total de ses émissions de CO2.

Entre ces deux dates (2007 est celle des dernières données disponibles pour le CO2), les niveaux de dioxyde de carbone sont restés stables, de 438 millions de tonnes à 439 Mt, selon le Commissariat général au développement durable.

CONTRIBUTION EFFET DE SERRED'autant plus décourageant quand on sait que les évolutions techniques auraient permis de réduire de 33% des émissions de CO2, sans un boum de la consommation et de la production, souligne le Commissariat, rattaché au ministère de l'Ecologie.

Pendant cette période, les émissions de l'industrie ont d'ailleurs diminué de 10%, mais celles des services et des transports ont continué d'augmenter (respectivement +25% et +35%) de même que celles des ménages (chauffage et voitures), en hausse de 33% et qui représentent à elles seules un tiers des émissions nationales.

"On est en présence d'un effet rebond, dans laquelle l'amélioration de l'efficacité environnementale d'une ressource ou d'un équipement est compensée, totalement ou en partie, par un usage accru", notent les auteurs. Ce qui signifie que même si une voiture pollue moins au kilomètre parcouru, l'ensemble du parc continue de polluer autant si le nombre de voitures et les distances parcourues augmentent.

A l'heure où la lutte contre le changement climatique commande de traquer chaque gramme de CO2 susceptible d'encourager le réchauffement de la planète, de quoi décourager les efforts ? Pas du tout, rétorque la Commissaire au Développement durable Michelle Pappallardo: "Avoir réussi à stabiliser les émissions pendant 17 ans, tout en gagnant en PIB et en croissance, ce n'est déjà pas si mal", estime-t-elle.

Surtout, souligne-t-elle, cette étude qui ne porte que sur le seul CO2, s'arrête en 2007: "Or, depuis, on a fait bien mieux dans la réduction de l'ensemble des gaz à effet de serre (GES) pris en compte par le Protocole de Kyoto", insiste-t-elle: "-6,4% en 2008 par rapport à 1990 et encore -4% en 2009, soit une réduction de 10 à 11% en deux ans.

Ces données récentes ne sont pas encore disponibles pour les autres GES (tels le méthane, ou l'oxyde d'azote). Cependant, le CO2 - généré par la combustion des énergies fossiles comme le pétrole, le gaz et le charbon - est considéré comme l'un des principaux gaz responsables des dérèglements climatiques. La France est donc en passe de faire nettement mieux que l'objectif - modérément ambitieux il est vrai - que lui assigne le traité de Kyoto, l'enjoignant à stabiliser ses émissions de GES entre 2008 et 2012 par rapport à 1990.

"Le climat ne constituait pas une préoccupation majeure à la fin des années 90: ce n'est surtout qu'à partir de 2002, 2003, qu'on a adopté les politiques d'efficacité énergétique, avec une accélération depuis le Grenelle de l'environnement (fin 2007): on commence donc tout juste à en percevoir les gains", rappelle Mme Pappallardo.

L'étude de ses services reste cependant riche d'enseignement: ainsi, 60% du CO2 émis en France est directement lié à la consommation des ménages: "un peu plus d'un tiers est directement lié à l'utilisation de leurs voitures et de leurs équipement de chauffage et un peu plus d'un quart, via la production des entreprises, pour satisfaire leurs achats de biens et de services".

Communiqué AFP du 12/08/2012 paru dans le magazine Le Point

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